Super Trash : Le film qui va révolter la France

Le 9 octobre prochain sortira en salle le film accablant de Martin Esposito qui révèle une vérité dérangeante, l’état des lieux dramatique du traitement de nos déchets. Filmé à...
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Le 9 octobre prochain sortira en salle le film accablant de Martin Esposito qui révèle une vérité dérangeante, l’état des lieux dramatique du traitement de nos déchets.

Filmé à ciel ouvert dans une décharge du sud de la France (il y en aurait 2000 du même type sur le territoire), le film tourné pendant 600 jours témoigne d’une triste réalité et nourrit la révolte des spectateurs qui l’ont vu en avant-première. Ex-champion de Windsurf et passionné de photo, le réalisateur s’est installé avec 3 équipes de tournage à la Glacière, une décharge gérée par Véolia, un acteur de l’environnement et de la propreté.

Durant une soixantaine de minutes, le film a le mérite d’ouvrir le débat sur une situation souvent méconnue. Dans nos décharges se mêlent ainsi des cercueils d’enfants, des tonnes de nourriture encore consommables, des médicaments sortis d’usine et des produits toxiques. « L’enfer » résume Martin qui nous présente l’envers du décor d’une société de la surconsommation et du gaspillage. Masque au visage et caméra au poing, il témoigne de cette folie humaine en espérant qu’une prise de conscience émerge.

Martin nous explique les raisons du tournage de son film.

Lorsque j’ai vu le film d’Al Gore, Une vérité qui dérange, j’ai eu un déclic… Un choc… Une évidence… Il me fallait faire un tour du monde des décharges à ciel ouvert, un constat mondial sur la pollution liée à la surconsommation, à la surproduction et aux problèmes de recyclage…

Pour moi les pollueurs étaient les gros pays comme la Chine et les États-Unis… Et ça me rassurait de le croire. J’ai toujours cru que tout allait bien ici, en France. Je pensais qu’on était dans un pays sans gros problèmes écologiques. Je pensais que je pouvais faire confiance.

J’ai commencé à filmer dans une décharge sur la Côte d’Azur, à deux kilomètres de chez mes grands-parents. Je croyais n’y consacrer qu’une semaine de tournage et enchaîner avec mon tour du monde.

Mais très vite j’ai vu que la folie humaine était aussi présente chez moi, en France. J’ai vu les rivières empoisonnées par ce jus de décharge dont je ne connaissais pas encore le nom : le lixiviat. Alors, jour après jour, pendant deux ans, j’ai filmé ce trou immense qui peu à peu s’est transformé en montagne de millions de tonnes de déchets. Révolté, j’assistais à un drame environnemental et écologique.

Ma mission est de témoigner, là où j’ai grandi,dans ma région, dans mon pays, dans l’endroit que je pensais connaître mieux que personne.

Et de terminer par un message d’espoir :

Je crois qu’il n’est pas encore trop tard. Nous pouvons encore arrêter ce désastre. On doit agir. On doit se remettre en question, revoir toute la chaîne de production et de consommation… du début à la fin. C’est mon devoir de montrer, c’est notre devoir à tous de témoigner, pour agir ensemble afin que les choses changent, avant qu’elles ne nous tuent.

Le film réalisé de manière entièrement indépendante a lancé un projet de financement participatif pour lui permettre de se faire connaître et lance le débat sur la gestion de nos déchets. Soutenu par de nombreuses associations, Martin Esposito espère collecter 30 000 euros pour lui donner de la visibilité en achetant des espaces publicitaires et en organisant des campagnes évènementielles.

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