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Un bras robotique capable d’attraper des objets en plein vol


Des chercheurs de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) ont développé un bras robotique aux capacités pour le moins étonnantes. Il est en effet capable de rattraper une multitude d’objets lancés dans diverses directions, et ce en un temps record !

Cette machine, dotée de trois articulations principales et de quatre doigts, a été développée par le Laboratoire d’algorithmes et systèmes d’apprentissage de l’EPFL. Elle est capable d’attraper au vol des objets aussi variés qu’une balle, un marteau, une bouteille ou bien encore une raquette de tennis, et ce, quelle que soit leur trajectoire ou leur taille. Mais, ce qui impressionne encore davantage, c’est la réactivité du bras robotique qui a été estimée à cinq centièmes de secondes.

Cette prouesse technologique a été rendue possible en dépassant la simple pré-programmation qui est utilisée chez la plupart des robots actuels. Pour ce faire, les chercheurs ont eu recours à une méthode spéciale baptisée la « programmation par démonstration ». Elle consiste à ne pas donner d’instructions spécifiques à la machine et à lui faire apprendre par imitation et tâtonnements, comme pourrait le faire un être humain se trouvant face à une tâche qu’il ne connaît pas.

Ainsi, les scientifiques entraînent le robot en lui lançant, à plusieurs reprises, différents objets afin que ses caméras enregistrent leur trajectoire, leur vitesse et leur rotation pour modéliser le mouvement. Une fois la représentation de ces données réalisée, le bras devient capable d’ajuster en temps réel sa position afin de capturer les objets avec lesquels il s’est exercé.

Par ailleurs, la directrice du LASA, Aude Billard, nous explique en quoi cette innovation est importante et déterminante pour l’avenir : « De plus en plus présents dans notre quotidien et appelés à assumer des tâches variées, les robots devront notamment être capables de rattraper ou d’éviter des objets de nature complexe et en plein mouvement. Nous avons donc non seulement besoin de machines pouvant réagir sur le vif, mais également prédire les dynamiques de l’objet et générer un mouvement dans la direction inverse. »

Sources: EPFLkulturegeekRue89huffingtonpost



Maxime Feutry

Maxime Feutry

Maxime, 28 ans, je suis un passionné d'arts et de sciences et je pratique la musique depuis maintenant un certain nombre d'années. Curieux et intéressé par les autres cultures, j'espère très bientôt pouvoir voyager afin de les découvrir par moi-même.