Ce richissime homme d’affaire protège plus de 1 000 rhinocéros dans son ranch

En Afrique du Sud, John Hume, richissime homme d’affaires, protège 1200 rhinocéros dans un ranch surveillé par des gardes armés et autres hélicoptères. Avec ses 8.000 hectares, elle est la...
Au Soudan, un rhinocéros blancs protégé par des rangers / Julian Dutton
Au Soudan, un rhinocéros blancs protégé par des rangers / Julian Dutton

En Afrique du Sud, John Hume, richissime homme d’affaires, protège 1200 rhinocéros dans un ranch surveillé par des gardes armés et autres hélicoptères.

Avec ses 8.000 hectares, elle est la plus grande ferme de rhinocéros au monde. Cette ferme sud-africaine, située « on ne sait où », renferme environ 1200 pachydermes gardés sous hautes escortes. John Hume, le richissime homme d’affaires sud-africain et propriétaire de cette place forte s’est mis en tête de « sauver » ces animaux emblématiques menacés par le braconnage qui sévit dans la région depuis des décennies.

Et pour sauver nos bêtes à cornes, John Hume ne lésine pas sur les moyens. L’homme, qui a vendu tous ses hôtels pour ouvrir son ranch en 2008, dépense environ 150.000 euros par mois dans la sécurité de ses hôtes les plus précieux. Il emploie aujourd’hui une soixantaine de personnes, sans compter son « armée », dont on ne connaît pas le nombre. Nous les savons en treillis, masqués, et armés de fusils d’assaut. Ils patrouillent ainsi la journée avant de laisser place à l’hélico, la nuit, qui survole le ranch muni de sa caméra infrarouge.

Malgré ces précautions et les efforts déployés, 39 rhinocéros ont été braconnés sur le ranch depuis 2008. Dur. Mais un chiffre honorable comparé aux 1.175 rhinocéros braconnés en Afrique du Sud l’an dernier. Composée de kératine, comme vos ongles, les cornes de rhino s’arrachent au prix fort (60.000 dollars le kilo) au marché noir. Un commerce pourtant interdit depuis 1977. Mais pour John Hume, l’interdiction du commerce international des cornes de rhinocéros n’empêche pas pour autant le braconnage. Au contraire. L’homme pense que l’on pourrait protéger les rhinocéros avec les revenus générés par la vente légale de cornes. Et pendant que certains lui louent de bonnes intentions ; d’autres en revanche, lui prêtent avant tout des visées mercantiles.

« Aujourd’hui, les cornes sur le marché viennent de rhinocéros morts braconnés, alors qu’on peut répondre à la demande avec des rhinocéros vivants », assure le septuagénaire. « Ça me sidère! “, s’emporte-t-il. Alors pour ‘montrer l’exemple’, et pour la sécurité des rhinocéros, les mammifères sont ici décornés, régulièrement. Une fois la cible visée, anesthésiée, et tombée au sol, un employé mesure alors sa corne, et marque au feutre l’endroit où elle doit être coupée — à 80 cm de leur base pour ne pas atteindre des vaisseaux sanguins. Un autre armé d’une scie sauteuse la découpe. Elle repoussera, comme les ongles. L’opération, indolore pour l’animal, dure au total un petit quart d’heure. Décornés, les animaux ne valent alors plus rien, aux yeux des braconniers.

John Hume possède environ 5 tonnes de cornes de rhinocéros, entreposées sous haute protection dans des banques et auprès de compagnies de sécurité. Une fortune potentielle, mais qui ne vaut rien dans l’immédiat, tant que le commerce international reste illégal.

Source : S & A



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