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Trafic d’oeufs de tortue : Une ONG va piéger les braconniers avec de faux oeufs imprimés en 3D

U.S. Geological Survey

Pour lutter contre le trafic des œufs de tortue marine, espèce en grand danger, tout en remontant la filière des braconniers en Amérique centrale, une ONG a collaboré avec des scientifiques pour imprimer en 3D des faux œufs de tortues, équipés d’un traceur GPS.

Réputés comme étant aphrodisiaques et délicieux en Amérique Centrale, les oeufs des tortues marines sont l’objet d’un vaste et lucratif trafic, poussant l’espèce vers le danger d’extinction. Chaque année, ce sont des milliers d’entre eux qui sont pillés la nuit sur les plages où les tortues viennent faire leur nid. Alors, une organisation a trouvé une solution pour lutter contre ce trafic.

C’est l’ONG Paso Pacifico, engagée dans la lutte pour la protection de l’environnement, qui utilise les dernières technologies pour contrer ce braconnage. En effet, avec des scientifiques, ils ont mis au point des œufs en silicone équipés d’un traceur GPS et fabriqués grâce à l’impression 3D. Ces faux œufs de tortues marines seront implantés là où les tortues font leur nid, pour comprendre le trafic, mais également remonter la filière et tenter de stopper le processus.

Au mois de janvier 2016, ce projet a remporté le Wildlife Crime Tech Challenge, un concours d’innovations pour protéger l’environnement qui a valu à l’ONG de recevoir une enveloppe d’environ 10 000 euros et une assistance technique pour mettre le projet en route. « Nous prévoyons de tester les œufs lors de la prochaine saison de nidification« , a déclaré Eduardo Boné-Morón l’ancien directeur général de Paso Pacifico. Cela devrait intervenir au cours des prochains jours puisque la nidification a lieu en juillet.

Quant au leurre, fonctionnera-t-il ? « Il sera très facile pour eux de ramasser un de ces œufs sans s’en rendre compte« , déclare Kim Williams-Guillén, directrice de la conservation pour l’ONG. Avec les traceurs GPS, Paso Pacifico compte cartographier et remonter la filière jusqu’aux destinations des œufs et aux organisateurs du trafic plutôt que se focaliser sur les braconniers eux-mêmes. Les données récoltées seront transmises aux forces de l’ordre qui pourront ainsi agir avec beaucoup d’informations.

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