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Big Brother : Le Parti communiste chinois voudrait noter chaque citoyen du pays

Crédits : Flickr / Jean-Pierre Dalbéra

Le Parti communiste chinois désire aller plus loin dans le contrôle. En effet, il s’agit d’un projet de notation à grande échelle de sa population par le biais d’Internet. L’objectif ? Mettre en place une « culture de la sincérité » dans une « société socialiste harmonieuse »… on croit rêver !

Accorder une note à un citoyen afin de lui donner plus ou moins de valeur, un projet se passant à priori de toute éthique. Des documents du Parti Communiste chinois ont permis d’obtenir l’information après qu’un chercheur néerlandais eut révélé une traduction en ligne.

Ainsi, chaque citoyen chinois bénéficierait d’un « crédit social » décerné d’après les renseignements obtenus par le biais des mégadonnées (bigdata). Ce procédé permettrait d’évaluer la fiabilité des personnes, mais également des entreprises. Ce fameux crédit sera vraisemblablement calculé à partir d’une base de données dans laquelle figurent les informations de chaque citoyen. Plutôt effrayant comme nouvelle parce qu’il s’agit ici d’une volonté de casser les barrières empêchant encore le partage de données que les administrations obtiennent directement des personnes. Sont également concernées les informations des collectivités, des organisations et autres entreprises.

Ainsi, ce « faire-valoir social » obtenu virtuellement servira à optimiser certaines décisions à prendre, comme l’attribution d’une promotion, d’un financement public ou encore d’un poste à responsabilité. Mais cela va tout de même un peu plus loin puisque ce score entrerait carrément dans un cadre inattendu : celui des relations amoureuses dans la mesure où bon score favoriserait une rencontre tandis qu’un score moins flatteur serait un handicap.

Ce score moins flatteur, parlons-en, puisque ce dernier fermerait pas mal de portes, tout simplement parce que la règle est la suivante : « si la confiance est brisée une fois, les restrictions sont imposées partout. » Ce projet devrait être mis sur pied d’ici à 2020, mais l’inquiétude est bien présente, surtout en ce qui concerne les risques de piratage d’un tel système qui sera centralisé.

Il est facilement compréhensible que la Chine tente d’éradiquer la corruption qui ronge le pays depuis des décennies et ce, à tous les niveaux de la société. Cependant, il s’agit là d’une méthode totalitaire, surtout en ce qui concerne la liberté des personnes, sachant que la plupart des citoyens n’ont pas grand-chose à se reprocher. Désormais, aucun droit à l’erreur dans cette Chine voulue par le président Xi Jinping.

Sources : Le Dauphiné LibéréFredZone