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Vidéo choc : et si les réfugiés étaient européens ?

Crédits : capture écran chaîne youtube : SaveTheChildren

Nous Français, ne pouvons pas vraiment comprendre ce que vivent les réfugiés puisque nous ne connaissons pas la guerre, du moins, nous sommes très peu à l’avoir vécue. Comment cerner l’impact physique et mental d’un bombardement, d’un exode, ou « simplement » être tenu en joue par des hommes armés, ainsi que ressentir la peur, la faim, le froid… Une ONG, qui a publié une vidéo choc il y a deux ans a récidivé juste avant l’été 2016.

L’ONG internationale Save the children, basée à Londres, avait publié une vidéo en 2014 montrant la dérive de la vie d’une jeune fille, passant d’une existence tout à fait normale à celui d’une réfugiée fuyant la guerre. Visible ci-dessous, cette vidéo avait pour but de sensibiliser les Européens lors de l’arrivée des réfugiés en provenance de Syrie. L’organisation avait alors été créative, puisqu’elle avait « délocalisé » cette guerre au Royaume-Uni :

« Ce n’est pas parce que ça ne se passe pas ici que ça ne se passe pas. »

La vidéo, visionnée 55 millions de fois, se terminait par la phrase citée ci-dessus, mais cette dernière n’a évidemment pas permis l’arrêt de la guerre ni le retour des réfugies en paix dans leur pays. Pire, en deux ans, le sentiment anti-réfugiés n’est allé qu’en grandissant. Save the children s’est alors remobilisé et a imaginé une suite à l’histoire de cette petite Anglaise, qui pourrait bel et bien être française. Publiée le 9 mai 2016, cette nouvelle vidéo (en fin d’article) a été vue plus d’1,2 million de fois, et mérite que l’on s’y attarde.

« Ça se passe ici. Ça se passe maintenant » conclut la seconde vidéo.

Oui, parce qu’une telle situation arrive en ce moment, alors que bon nombre de Français et d’Européens sont absolument contre l’accueil des réfugiés, en pensant à leur confort avant d’imaginer une seule seconde le calvaire que ces personnes ont subi depuis des mois, voire des années.

Les vidéos de l’ONG Save the children poussent vers une réflexion de ce type, afin de sortir d’un cynisme qui apparait, pour les gens capables de compassion, complètement insupportable. Dans ce registre, nous pouvons citer les diverses actions et déclarations anti-réfugiés de l’actuel maire de Béziers, Robert Ménard.

Sources : France BleuPositivR