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60% de nos aliments contaminés par des hydrocarbures ?

Crédits : FoodWatch

Ingérer des hydrocarbures est très mauvais, tout le monde le sait. Par contre, ce que l’on sait moins, c’est que ces produits contaminent près de 60 % des aliments testés dans notre pays. Une ONG a décidé de lutter contre ce phénomène une nouvelle fois imputé aux industriels de l’agroalimentaire.

L’ONG FoodWatch a un but précis : lutter pour que chacun « puisse librement décider de ce qu’il mange, en toute connaissance de cause et sans risque », il s’agit donc de s’intéresser de près aux aliments proposés à la consommation. Dernière découverte stupéfiante en date : en mangeant de la terrine de canard, le consommateur avalerait surtout du porc.

Cependant, le sujet qui nous intéresse ici est la présence dans notre alimentation d’hydrocarbures, soit des molécules organiques inflammables exclusivement composées de carbone et d’hydrogène. Saviez-vous qu’il y a même des hydrocarbures dans les céréales que l’on verse dans le bol de nos enfants le matin ?

Les industriels ne parlent jamais de ces produits composant certaines huiles minérales aromatiques que l’on nommera ici « hydrocarbures d’huiles minérales ». Les huiles minérales sont un mélange issu de la distillation de certains combustibles fossiles comme le pétrole et la houille. Il s’agit, entre autres, d’additifs alimentaires constituant en partie les emballages, présents dans la liste officielle (E905a, E905d, E905e, E905f et E905g). Ces substances contaminant les aliments sont fortement soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens, mutagènes et cancérogènes.

L’ONG FoodWatch avait mené une virulente campagne en octobre 2015, affichant des produits issus d’importantes marques (Nestlé, Van Houten, Panzani) et de grandes enseignes de la grande distribution (Carrefour, Auchan, Intermarché, Monoprix, E.Leclerc). L’organisation avait pointé du doigt des produits tels que les céréales et pâtes pour enfants, la poudre chocolatée ainsi que des lentilles en boite, des biscuits, de la purée et du riz.

À titre d’exemple, voici un tableau élaboré par FoodWatch :

FoodWatch

Il y a peu, cette ONG avait lancé une pétition européenne visant à interdire ces additifs dangereux pour la santé du consommateur. Plus de 100 000 personnes ont répondu présentes et certaines enseignes de la grande distribution ont accepté de faire un effort. Cependant, les gouvernements et l’Europe doivent plancher sur l’élaboration de lois protégeant tout simplement les consommateurs, ce qui est encore loin d’être fait.

Selon FoodWatch, « le Commissaire européen à la Santé et à la sécurité alimentaire ne semble pas du tout prêt à prendre des décisions rapides sur ce dossier. »

Sources : FoodWatchPositivROuest France