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En 2050, les bidonvilles du monde compteront 3 milliards de personnes

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Qu’on se le dise, l’écart entre les riches et les pauvres se creuse de plus en plus. Selon l’ONU, le nombre de personnes vivant dans un bidonville représentera près d’un tiers de la population mondiale, et ce, pour plusieurs raisons.

La question des bidonvilles, des logements insalubres en dehors de la sécurité foncière et où règnent la plus grande des pauvretés, est déjà cruciale et le sera de plus en plus au cours du 21e siècle. Alors que l’on prévoit une population mondiale située aux alentours de 10 milliards, environ 3 milliards habiteront ce genre de logements de fortune.

Les bidonvilles sont généralement caractérisés par leur situation en marge de la société (exclusion urbaine), leur confort sommaire, la fébrilité des matériaux de construction, le non-raccord aux réseaux de distribution en eau ou à l’assainissement. Il s’agit également de zones où la surpopulation règne. Cependant, ce qui colle à la peau des bidonvilles, c’est l’absence totale de réponse sociale.

Alors que les bidonvilles étaient surtout présents dans les pays du Sud (Tchad, Birmanie, Bangladesh, Inde, Éthiopie, etc.), il s’avère que depuis les années 2000, ces derniers sont réapparus dans le Nord. En effet, il en existe dans des pays comme l’Italie, l’Espagne ou encore la France. Ainsi, pas besoin d’aller chercher jusqu’en Roumanie, le plus pauvre des pays de l’Union européenne.

Si l’ONU estime par le biais de son agence UN-Habitat spécialisée dans le logement et de l’urbanisme qu’il y a actuellement un milliard de personnes vivant dans des bidonvilles, ce chiffre sera multiplié par trois dans à peine une trentaine d’années.

Des solutions existent comme l’octroi de titres fonciers rendant les personnes propriétaires, offrir de meilleures conditions sanitaires par des installations d’eau et d’électricité (ainsi que l’assainissement) ou encore combattre l’exclusion urbaine en raccordant ces zones aux réseaux de transport en commun.

Cependant, l’afflux de personnes dans les villes (toujours plus important) en quête d’une vie meilleure ne fera qu’accroître ces problématiques si rien n’est fait dès aujourd’hui. L’absence de planification urbaine contribue fortement à l’apparition de situations très difficiles à inverser puisque les personnes se construisent très souvent leur habitation dans des zones improvisées.

Sources : EuractivGood Planet