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Japon : elles paient des hommes pour leur faire la cour !

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Au pays du soleil levant, des hommes s’attachent les services de femmes pour prendre soin d’eux. Cependant, la symétrie existe et des femmes paient également pour que des hommes partagent avec elles une soirée de flirt composée de mots tendres et de compliments, voire plus si affinités.

Tokyo, la plus grande conurbation du monde est logiquement électrique, accélérée et incroyablement dense. C’est au cœur de la capitale du Japon que ce trouve le quartier chaud de Kabukicho où l’AFP a interrogé Aki Nitta, une femme d’affaires de 27 ans ayant un budget de 10 000 euros par mois dans un « host club » où les hommes sont aux petits soins pour elle :

« Les hommes japonais ne sont pas très galants et ils ne montrent pas leurs sentiments, mais ici vous êtes traitée comme une princesse. Je veux qu’on me cajole et peu importe ce que cela me coûte. »

Si le budget de la jeune femme paraît énorme, il faut savoir que certaines femmes sont capables de dépenser 100 000 euros en une seule soirée. Elles ont entre 20 et 60 ans et elles ont les moyens de couvrir de cadeaux luxueux leur « hôte favori » avec des voitures, des montres, des logements… Aussi incroyable que cela puisse paraître, certains hommes travaillant dans ce genre de club peuvent gagner plusieurs centaines de milliers d’euros par mois !

« Quand j’avais 20 ans, une cliente m’a offert une Porsche. Il faut être disponible 24 heures sur 24 », indique Sho Takami, ancien hôte possédant aujourd’hui une chaîne de clubs.

Pour l’intéressé, cette activité s’apparenterait à de la psychologie : « Le vrai travail commence après la fermeture du club lorsqu’il faut sortir boire des verres avec la cliente avant de s’effondrer au lit à 9 h du matin et de se lever peu après pour aller déjeuner avec une autre. Il est important que la cliente croie à la possibilité de rencontrer l’amour. Après tout, c’est bien pour cela qu’elle vient dépenser son argent. »

Il faut savoir tout de même que ces hôtes masculins répartis dans 800 clubs dans tout le Japon représentent 9,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires chaque année. Acheter de l’affection marcherait donc dans un sens comme dans l’autre et ne serait pas seulement réservé à la gent masculine fréquentant les nombreux « hostess clubs ». Les femmes peuvent également avoir un vide sentimental dans leur vie et tenter de le combler de cette façon.

Sources : ARTESouth China Morning Post