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Au Texas, une élue propose de pénaliser la masturbation en réponse aux mesures de Trump

Ce projet de loi a été déposé par une élue démocrate en réponse aux mesures antiavortement voulues par les républicains et soutenues par l’administration de Donald Trump. Il s’agit la d’une réponse satirique plutôt pertinente !

Alors que Donald Trump a décidé en janvier 2017 d’interdire le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement, le 45e président des États-Unis observe depuis Washington la « résistance » de Jessica Ferrar, élue démocrate de la Chambre des représentants pour l’État du Texas. Cette dernière a choisi l’humour pour répondre aux mesures antiavortement.

Elle a déposé une proposition de loi prévoyant une taxation des hommes qui se masturbent. Évidemment, une telle loi ne sera jamais appliquée, mais le but est ailleurs : dénoncer les mesures antiavortement voulues par les républicains, Donald Trump en tête. Selon le Texas Tribune, il s’agit également de pointer du doigt les procédures « inutiles » et « invasives » concernant les femmes au Texas depuis l’apparition dans cet état de lois contre l’avortement.

Selon le site politique The Hill, l’élue texane propose donc d’infliger une amende de 100 dollars pour toute « émission masturbatoire » faite hors du sexe féminin. La proposition de loi 4260 va plus loin en demandant la distribution de brochures expliquant les bénéfices (et inconvénients) médicaux en ce qui concerne la prise de viagra ou encore au niveau d’interventions telles que la coloscopie et la vasectomie. La loi prévoit également de donner aux médecins le choix de pouvoir refuser ces demandes dans le cas où celles-ci entreraient en conflit avec leurs propres convictions morales ou religieuses.

Jessica Farrar a par ailleurs déclaré que la masturbation devrait être « considérée comme un acte contre les enfants pas encore nés et un échec de la préservation de la sacralité de la vie ».

Le projet de loi ne passera jamais, de toute façon placé sous le signe de l’humour, mais le message est passé. À bon entendeur !

Sources : The HillL’ExpressJournal de Montréal