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Cette multinationale abuse et s’enrichit sur le dos de nombreux réfugiés dans le pacifique

L’ONG de défense des droits de l’homme Amnesty International a récemment dénoncé les mauvais traitements infligés par une société gérant la sécurité dans un centre de détention pour réfugiés mis en place par l’Australie sur plusieurs îles du Pacifique.

La République de Nauru est un petit est un état insulaire d’Océanie situé en Micronésie et peuplé par plus de 10 000 habitants. Plus d’un millier de réfugiés et de demandeurs d’asile ayant cherché à vivre en sécurité en Australie y ont été déportés. On y a installé un système de « centres de traitement pour les réfugiés » sous la responsabilité de la société Boradspectrum, sous-traitant de la compagnie australienne Wilson Security et appartenant à la multinationale espagnole Ferrovial depuis juin 2016.

« Nous n’avons pas de vraie vie ici, nous ne faisons que survivre. Nous sommes des âmes mortes dans des corps vivants. Des coquilles vides. Nous avons perdu tout espoir, toute motivation », déclare une femme bloquée sur l’île de Nauru à Amnesty International.

Ce système de détention s’étend d’ailleurs à une seconde île, Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée et il s’avère être cruel. En effet les réfugiés, parmi lesquels se trouvent des enfants, sont victime d’humiliations, de négligence et de violence, une situation qui s’apparente à de la torture.

Bloqués sur ces îles prisons, ces personnes ne savent pas quand l’Australie les autorisera à quitter ces endroits bien que certaines d’entre elles ont déjà obtenu le statut de réfugiées. Ces activités permettent en tout cas à Ferrovial d’empocher des millions de dollars de bénéfices « tout en étant parfaitement au fait des conditions épouvantables dans lesquelles vivent les réfugiés et demandeurs d’asile sur l’île » selon Amnesty International qui indique que « Nauru est une île au trésor ».

Selon un article de la chaîne suisse RTS, le trio d’entreprises évoqué en début d’article ne souhaite pas prolonger le contrat les liant jusqu’en octobre 2017 au Département de l’immigration australien.

L’ONG a lancé une pétition en ligne pour faire stopper cette situation insoutenable. Soutenez les réfugiés de Nauru et Manus en cliquant ICI.

Sources : Amnesty InternationalRTS