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Cette serre intelligente produit 400 kg de légumes par an, qui dit mieux ?

(Crédit image : Myfood)

Une quantité non négligeable de personnes aimerait pouvoir ne plus aller au supermarché pour se fournir en fruits et légumes. Bien qu’il existe les AMAP, une start-up française estime proposer une vraie solution pour tous les réfractaires à la grande distribution : le potager connecté Myfood.

Récolter la bagatelle de 400 kilos de fruits et légumes et 40 kilos de poissons chaque année en y consacrant seulement une heure de travail par semaine dans une serre, cela vous dit ? La start-up française Myfood propose ce type de solution clé en main pour un prix de 8000 euros, livraison et installation incluse.

Il s’agit d’une serre connectée alliant les deux concepts que sont la permaculture et l’aquaponie sur une surface de 22 m². La permaculture est une méthode de culture prenant en considération la biodiversité de chaque écosystème dans le cadre d’une production durable et économe en énergie, tandis que l’aquaponie est une forme d’aquaculture intégrée associant une culture de végétaux en adéquation avec un élevage de poissons.

Selon Mickaël Gandecki, un des fondateurs du projet, il s’agit ici de « permettre aux particuliers, mais aussi aux entreprises et collectivités de produire leur propre nourriture au niveau local et le tout de façon écologique. »

La serre Myfood peut se connecter au réseau électrique général, mais a également la capacité d’accueillir des panneaux solaires sur son toit dans le but d’alimenter le système d’irrigation dont celle-ci est pourvue. Cette énergie est également requise pour faire fonctionner la ventilation, mais aussi les nombreux capteurs ayant pour mission de mesurer la température de l’air et de l’eau ou encore le pH des sols ainsi que l’humidité à l’intérieur de la serre. Les informations collectées sont transmises à une application dédiée sur smartphone. Selon les porteurs du projet, la consommation totale avoisinerait celle d’une ampoule de soixante watts seulement, soit un coût estimé à une soixantaine d’euros à l’année.

La serre comporte en son milieu un bassin contenant des poissons comestibles (carpes, tilapias) alors que l’eau est pompée et redirigée vers des tours verticales en plastique dans lesquelles poussent diverses plantes telles que des herbes aromatiques, des salades, des fraises et autres légumes.

(Crédit image : Myfood)

« Grâce à ce système, il n’y a besoin d’aucun engrais chimique, car les bactéries naturellement présentes autour des racines transforment les déjections des poissons en nutriments pour les plantes. Pour fabriquer nos tours, nous avons sélectionné un plastique alimentaire utilisé depuis plus de 10 ans par les professionnels et vierge de toutes substances nocives. », poursuit Mickaël Gandecki.

La start-up Myfood a déjà installé des serres de ce type chez plusieurs personnes, des « pionniers » qui semblent plutôt apprécier les résultats.

Sources : WeDemainNatura Sciences