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D’où proviennent la plupart des combattants de Daesh ?

(Crédit image : Metrocosm)

Selon une étude, les conditions de pauvreté n’expliqueraient pas que des personnes deviennent des combattants pour Daesh et contrairement aux idées reçues, la majeure partie de ces combattants ne provient pas des pays du Moyen-Orient.

L’étude en question a été commandée pour janvier 2017 par le National Bureau of Economic Research, un organisme privé américain sans but lucratif consacré aux sciences économiques et aux recherches empiriques associées principalement à l’économie américaine. Les recherches ont été menées par deux chercheurs, à savoir Esteban F. Klor de l’Université hébraïque de Jérusalem (Israël) et Efraim Benmelech de l’école de management Kellogg de l’Université Northwestern (États-Unis).

Sur la carte présente ci-dessus, les populations susceptibles d’être enrôlées par Daesh se trouvent principalement en Europe de l’Ouest, bien plus qu’au Moyen-Orient. Les pays où les taux de recrutement sont les plus hauts sont le Royaume-Uni, la France, les Pays-Bas, la Belgique, l’Autriche ainsi que les pays scandinaves (Suède, Norvège, Finlande et Danemark).

(Crédit image : PBS)

Il faut également noter la présence de l’Australie dans les pays occidentaux les plus assujettis à l’engagement de combattants pour Daesh. Parmi les pays dits « musulmans » ayant les plus hauts taux de recrutement figurent tout de même la Jordanie ou encore la Tunisie.

Le tableau ci-dessous donne une vingtaine de pays d’origine des combattants enrôlés par l’organisation. Les dix premiers sont ceux ayant le plus fort taux de leurs populations musulmanes soumises à Daesh et les dix suivants les taux les plus insignifiants

(Crédit image : Metrocosm)

Ce document tableau est à analyser avec parcimonie, car si la Finlande affiche par exemple un taux de 0,166 % de sa population musulmane et la Belgique « seulement » 0,073 %, la Finlande a sorti 70 combattants contre 470 pour la Belgique !

L’étude relatée sur le site Metrocosm indique également les raisons les plus fréquentes amenant les personnes à s’engager avec Daesh. Il s’avère que la pauvreté n’en est pas la raison principale puisque ce sont des pays avec un fort développement et un niveau de vie plutôt convenable qui produisent le plus de combattants.

Il s’agit de pays dans lesquels l’intégration des immigrés ne se fait pas dans de bonnes conditions et souvent les gens qui décident de se battre pour Daesh se sont trouvés dans un état d’isolement culturel avant de se radicaliser.

Sources : MetroCosm