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Royaume-Uni : la plus petite prison du monde est encore en activité !

(Crédit image : keywordsuggest.org)

La plus petite prison du monde encore en service se situe sur l’archipel britannique de Guernesey, très proche de la Normandie. Cette prison a presque deux siècles et accueille parfois quelques personnes ayant bu un coup de trop.

Véritable attraction touristique, la petite prison de l’île de Sark ou Sercq (Guernesey) est une sorte de cabane en pierre ne comportant aucune fenêtre. Bâtie en 1856, la prison est composée de seulement deux cellules, l’une mesurant 1,83 m x 1,83 m tandis que la seconde est légèrement moins réduite (1,83 m x 2,45 m). Il est dans tous les cas peu évident de s’y allonger.

La prison de l’île de Sark est encore en activité et parfois utilisée comme cellule de dégrisement, mais a cependant toujours été destinée à des forfaits mineurs. D’ailleurs, le terme le plus juste pour qualifier cette prison est « cellule de détention » (« holding cell » en anglais). Cependant, nous conviendrons que sur cette île de 5,4 km², il n’y a jamais vraiment eu besoin d’une grande prison. Les quelques centaines d’habitants ont toujours vécu dans « un monde à part » comme le suggère le slogan du site officiel de l’île. Lorsque l’on sait que l’île ne compte dans sa population que deux policiers, cela se tient !

Localisation de l’île de Sark (Crédit image : Pinterest)

L’endroit n’est accessible que par voie maritime et ne comporte aucune route ainsi qu’aucun éclairage public le long des petits chemins traversant les champs réservés seulement aux vélos, aux tracteurs et aux carrioles tirées par des chevaux.

La construction de cette prison faisait suite à l’abandon d’une autre prison datant du début du XVIIe siècle, cette dernière ayant été détruite seulement en 1860 !

(Crédit image : Site officiel de l’île de Sark)

La prison de l’île de Sark a certainement croisé le regard de Victor Hugo qui s’y était rendu du 1859, ou encore celui du prince prince Louis Lucien Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, qui s’y était installé en 1862 afin d’étudier le dialecte local : le sercquiais qui est issu du jersiais, un dialecte insulaire normand. L’édifice à même survécu à l’occupation allemande lors de la seconde guerre mondiale.

Sources : Site officiel de l’île de SarkQuel est le plus ?