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Environnement : un artiste crée une cabane reproduisant le cycle de l’eau pour sensibiliser le public

(Crédit image : Matthew Mazzota)

Un artiste américain a fabriqué une cabane plutôt spéciale destinée à sensibiliser les visiteurs à notre dépendance énergétique et à l’écosystème fragile de notre planète.

Cette cabane baptisée Cloud House (la maison nuage) est l’œuvre de l’artiste Matthew Mazzota. Sa mission est de sensibiliser les visiteurs du Farmers Park de la ville de Springfield (États-Unis). La Cloud House est surplombée d’un nuage de résine en 3D simulant le cycle de l’eau.

Les visiteurs, forcément étonnés, sont invités à faire une pause dans le but de méditer. La cabane contient deux chaises à bascule et le bruit de la pluie frappant le toit en tôle se charge de l’ambiance. Dans la vidéo à visionner en fin d’article, Matthew Mazzota indique que « cette cabane offre une expérience sensorielle qui amplifie le lien entre notre existence et la nature. »

Côté matériaux, la Cloud House est faite de métal et de bois issus de la récupération. Destinée à reproduire le cycle de l’eau, celle-ci récupère le liquide et le stocke dans un réservoir situé en dessous de la construction (voir schéma ci-dessous).

(Crédit image : Matthew Mazzota)

La pompe est reliée aux chaises à bascule et achemine l’eau jusqu’au nuage situé au-dessus du toit. En effet, les visiteurs activent le processus et une pluie artificielle se déverse, arrosant un potager intégré aux fenêtres de la Cloud House. Ainsi, les visiteurs sont en présence d’un système récupérant l’eau à l’infini.

« Il est de plus en plus important d’avoir une compréhension claire de notre lien à l’écosystème » explique l’artiste désirant rappeler la dépendance extrême de l’humanité aux ressources naturelles, dont l’eau fait évidemment partie.

Dans le cas où aucune précipitation ne se produit durant un temps prolongé, le réservoir se vide et le potager n’est plus alimenté en eau, ce qui entraîne progressivement la mort des plantes. Ceci simule donc, à une échelle différente, une catastrophe qui pourrait arriver à l’humanité.

Par ailleurs, l’artiste cherche à sensibiliser sur notre manière de produire l’alimentation, n’hésitant pas à citer la grande distribution et l’industrie agroalimentaire en lien avec le « secteur de la chimie » se rendant coupables de « pratiques agricoles qui ne sont pas durables ».

Sources : DezeenWe Demain