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Il existera bientôt un visa pour les réfugiés climatiques

Crédits : iStock

Les autorités néozélandaises ont annoncé avoir l’intention de créer un nouveau type de visa à destination des réfugiés climatiques. Les habitants des îles du Pacifique, premiers menacés par la montée du niveau des eaux, pourront bénéficier de cette aide.

Les réfugiés climatiques représentent une nouvelle problématique pour les états et le fait est qu’il faut bien considérer ces populations au même titre que les autres types de réfugiés. Il s’agit d’une crise nouvelle propre au 21e siècle ayant pour cause le réchauffement climatique. Selon les estimations de l’ONU, 250 millions de personnes devront d’ici 2050 s’exiler en raison des bouleversements du climat. En moyenne, une personne déménage chaque seconde pour des raisons climatiques.

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La Nouvelle-Zélande a récemment communiqué sur sa volonté de faire des efforts pour venir en aide à ce nouveau type de réfugiés. James Shaw, ministre néozélandais du Changement climatique, a évoqué dans une radio locale une « nouvelle catégorie expérimentale de visa humanitaire pour les personnes fuyant la montée du niveau des océans ». La priorité sera donnée aux habitants des îles du Pacifique jouissant d’une certaine proximité avec la Nouvelle-Zélande.

L’archipel des Tuvalu, les îles Marshall ou encore Kiribati sont les zones les plus impactées par la montée des eaux. Ces territoires disparaîtront si l’humanité ne parvient pas à maintenir la hausse de la température à 1,5 °C maximum. Il est donc urgent de prendre en charge ces personnes et la Nouvelle-Zélande fait donc un pas dans ce sens. L’annonce de la création de ce visa climatique intervient après de nombreuses affaires concernant les ressortissants de ces îles ayant été déboutés ou s’étant vu rejeter leur demande d’asile climatique.

Cela traduit, d’une manière plus générale, que la question des réfugiés climatiques est dans le creux d’un vide juridique international et si la législation n’offre aucune solution, les nations ne pourront pas éternellement refuser ces personnes en détresse.

Sources : MashableL’Humanité