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Corée du Sud : des cours sur l’amour pour lutter contre le déclin démographique

Crédits : Pixabay

À l’instar du Japon, la Corée du Sud se trouve dans une situation compliquée concernant sa démographie, en pleine décroissance. Dans deux universités du pays sont dispensés des cours obligatoires d’un genre nouveau, traitant de l’amour, du couple et du partage.

Alors qu’au Japon, la population baisse d’environ 200 000 habitants par an depuis 2010, la Corée du Sud a également entamé un déclin inquiétant de sa démographie. Après avoir connu un pic du nombre d’habitants âgés de 15 à 64 ans (37,04 millions), le nombre de personnes actives baisse actuellement en raison du départ à la retraite de la génération issue du baby-boom.

Selon KOSTAT, l’institut de statistiques sud-coréen, le pays devrait compter moins de 33 millions de personnes en âge de travailler en 2030 et seulement 22 millions en 2060. Au niveau de la population totale, le constat est encore plus alarmant : si un pic de 52,16 millions d’habitants devrait être atteint en 2030, la population de Corée du Sud a de grandes chances de descendre en dessous de 50 millions en 2045 et en dessous de 40 millions en 2069 !

Cette situation inquiétante a réveillé les autorités qui tentent d’apporter des solutions pour faire repartir le taux de natalité à la hausse. Cependant, les codes sociaux et le carriérisme sont un obstacle majeur à ce défi, comme pour le voisin nippon, synonyme de désintérêt en ce qui concerne le désir de projets en couple et fondation d’une famille.

Jang Jang Jae -sook est professeur à l’Université privée Kyung Hee de Séoul. L’intéressé est à l’origine d’un cours baptisé « Amour et mariage », comme l’indique un article de l’International Business Times dans lequel l’enseignant explique vouloir apprendre aux étudiants à former des relations de couples saines.

« Le cours n’apprend pas aux étudiants qu’une relation de couple épanouie devrait se terminer par un mariage, dans la mesure où les étudiants d’aujourd’hui considèrent le fait de sortir avec quelqu’un ou le mariage, comme optionnel », explique le professeur, montrant que le cours tient compte des mœurs contemporaines.

Jang Jang Jae -sook est également à l’origine d’un autre cours, dispensé cette fois à l’Université bouddhiste Dongguk, toujours dans la capitale Séoul. Cette matière nommée « Mariage et famille » est caractérisée par une sorte de travaux pratiques puisqu’il s’agit de sortir avec trois camarades de classe durant un mois pour chacun.

Mis en place depuis quelque temps, des résultats sont déjà visibles. En effet, si la majorité des couples formés à l’issue des études universitaires ne tiennent pas très longtemps, certains ont tout de même décidé de se marier et de fonder une famille. Cette initiative plutôt intéressante suffira-t-elle à endiguer le déclin démographique annoncé de la population de Corée du Sud ?

Sources : International Business Times8e étage