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L’association L214 révèle les conditions d’élevage déplorables des poules en batterie

Crédits : capture vidéo/bioalaune

Dans une nouvelle vidéo-choc, l’association de protection animale L214 révèle les conditions d’élevage déplorables qui sévissent dans un poulailler des Côtes-d’Armor, en Bretagne. L’association compte porter plainte et demander au Président de la République une interdiction de cette méthode d’élevage en cages.

Ce n’est pas la première fois que l’association de protection animale L214 filme et publie une vidéo montrant les conditions de vie et les traitements infligés aux animaux destinés à l’industrie alimentaire. L’association publie une nouvelle vidéo ce lundi 11 décembre 2017 commentée par l’animateur Stephane Bern, laquelle dénonce les conditions d’élevage de poules en batterie dans un poulailler des Côtes-d’Armor, en Bretagne.

L’association L214 affirme que cet établissement fournit notamment des œufs à la marque Matines qui a récemment déclaré vouloir « accélérer sa mutation vers les œufs dits alternatifs », soit des œufs issus d’élevages de plein air et bio.

Depuis 2015, « les animaux sont des êtres sensibles et sont reconnus comme tels dans le code civil français, et pourtant… » tels sont les mots de Stephane Bern en début de vidéo, comme un rappel d’une loi loin d’être suivie à la ligne au vu des images qui suivent. Selon L214, pas moins de 138 000 poules sont accueillies dans cet élevage chaque année. Elle dénonce « des animaux dans un état désastreux et des conditions d’élevage déplorables », notamment un hangar sale, des cages non conformes à la réglementation (nids au sol grillagé, absence de litière), des poules déplumées dont le bec a été coupé pour éviter le cannibalisme et d’autres déjà mortes.

Une plainte va être déposée par L214 et une pétition (à signer ici) va être envoyée au Président de la République pour interdire ce mode d’élevage d’un autre temps. Car si ce dernier a fait comme promesse l’interdiction de la vente d’œufs élevés issus de poules en cage dans les supermarchés d’ici 2022, cela resterait insuffisant car la plupart de ces œufs ne sont pas vendus directement dans les supermarchés. Ils sont vendus à l’industrie agroalimentaire pour les produits transformés.