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Une librairie française crée le concept de « livres suspendus » pour les plus démunis

Crédits : Le Rêve de l'Escalier Librairie Vintage sur Facebook

Donner à tous accès à la culture est la mission que s’est dernièrement donnée une librairie établie à Rouen. Sur le modèle des « cafés suspendus », le concept permet à qui le veut d’offrir un livre à un inconnu.

La solidarité pour diffuser la culture

« L’idée est qu’un inconnu offre un livre à un autre inconnu mais le bénéficiaire doit pouvoir choisir son livre », explique Michael Feron, dont la boutique Rêve de l’escalier à Rouen contient 55 000 ouvrages d’occasion.

Ainsi, chaque client est libre de donner une poignée d’euros en plus de ses achats pour permettre à un client peu fortuné de bénéficier d’un « livre suspendu » dans le large choix proposé par la boutique. Cette initiative découle logiquement des cafés suspendus, donnant la possibilité aux clients de bar de payer un deuxième café dont pourra ensuite bénéficier un inconnu.

Selon France Inter, ayant évoqué le sujet le 19 mars 2018 dans une émission de radio, « ces sommes d’argent sont ensuite consignées sur des tickets qui s’accumulent sur un fil tendu derrière la caisse ». Ainsi, une personne démunie peut demander un ticket et choisir un livre gratuitement.

Le livre suspendu, une mode éphémère ?

Michael Feron indique par ailleurs que chaque mois, une vingtaine d’ouvrages sont placés en attente, alors qu’au lancement de l’initiative il y a quelques années, ce nombre se situait plutôt entre 80 et 100. Le bouquiniste évoque également le fait que les bénéficiaires vont « du SDF à l’étudiant« .

La librairie Rêve de l’escalier reste la seule en France à proposer ce concept tout au long de l’année, alors que d’autres le font par exemple seulement lors des fêtes de Noël. Ne laissez pas cette action solidaire s’essouffler et, si vous êtes sur Rouen, vous pouvez participer ! Ce genre d’actions solidaires permanentes devraient se diffuser à un plus grand nombre de libraires afin que l’argent ne soit plus un obstacle à la culture.

Sources : France InterHuffington Post