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Une rue 100% comestible dont les fruits sont en libre service !

Voici une initiative citoyenne forte intéressante dans l’espace public à Montréal au Canada. Une poignée de volontaires a créé cette rue en seulement deux jours, montrant que rendre la ville plus saine et plus conviviale est possible avec un peu de temps, de concertation et de motivation.

La trentaine de bénévoles à l’origine de cette initiative a inauguré la rue Basile Patenaude, située dans le quartier de Rosemont-La Petite-Patrie à Montréal (Québec). Seulement 48 heures ont été nécessaires afin de mettre au point ce qui peut être considéré comme un self-service de produits biologiques.

“C’est premier arrivé, premier servi. Tout le monde peut venir se servir et les résidents restent très respectueux des plants” indique David-Alexandre Boutin, à l’origine de cette initiative.

Pas moins de 150 arbustes y ont été plantés et les récoltes seront variées : pleurotes, poires, maïs, bleuets… Participative, cette rue se veut également porteuse d’un message citoyen en offrant les récoltes à qui veut, ces dernières étant disponibles en libre service. Il s’agit de sensibiliser les citoyens sur le potentiel caractère accueillant de la ville, dans le cas où l’espace public serait modifié au profit d’un retour à une agriculture en local pour le local, à une convivialité certaine et à un retour à des valeurs aujourd’hui malheureusement rares dans nos sociétés modernes.

L’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie serait devenu un modèle d’agriculture urbaine, comme en témoigne un brunch géant organisé dans le quartier en août 2016 avec des produits obtenus localement. Ce quartier comporterait 98 ruelles vertes, dont la dernière en date est la rue Basile Patenaude.

L’initiative rappelle les valeurs des Incroyables comestibles, un mouvement militant pour une réappropriation de l’espace public pour une culture en collectif destinée à partager et distribuer les récoltes partout en ville. Pour sûr, vivre dans une rue comme celle présentée plus haut devrait être bénéfique, contribuerait au bien-être citoyen et permettrait une sortie (au moins partielle) des circuits de l’industrie agro-alimentaire.

À suivre !

Sources : Métro MontréalPositivRMétéo Média

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