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Il existe une alternative biologique au glyphosate de Monsanto, mais celle-ci n’est pas homologuée !

Crédits : Osmobio

Cet agronome breton a mis au point une alternative biologique au glyphosate du géant Monsanto : le Croq’Mousse. Malgré son investissement en temps, en argent et les tests réalisés par l’Ineris, l’homme ne parvient pas à obtenir l’homologation de l’Anses (l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation).

Jacques Le Verger est un agronome breton ayant investi un million d’euros dans l’élaboration de son Croq’mousse, un herbicide anti-mousse également décliné en engrais dans une gamme de produits dédiée et proposée par la société Osmobio. Composé d’algues marines et entièrement écologique, l’anti-mousse serait aussi efficace que le glyphosate et ceci aurait été certifié par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris).

Cependant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation refuse d’homologuer le Croq’mousse, un fait assez peu compréhensible ayant même suscité l’intérêt de La Chaine Parlementaire (LCP) qui a réalisé un court reportage sur le sujet (visible en fin d’article). Interrogé sur le problème, Jacques Le Verger a déclaré :

« Si le dossier était porté par des multinationales, je pense que ça irait nettement plus rapidement. J’en suis même convaincu. »

Le refus de l’Anses, évoquant un manque de documents fournis, est d’autant plus étonnant qu’on entend régulièrement la nécessité de trouver des alternatives à ce produit destructeur pour l’environnement. Peut-être que la raison se trouve du côté du récent renouvellement de la licence d’exploitation du glyphosate pour cinq ans, décidée le lundi 27 novembre 2017 par l’Union européenne et ayant notamment fait grand bruit en Allemagne.

Néanmoins, l’histoire du pauvre agronome breton se passe bel et bien en France où l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) avait été désigné le 2 novembre 2017 pour préparer un plan de sortie du glyphosate avant la fin de l’année, chose qui a été faite depuis. Il faut tout de même savoir que ce rapport a été commandé dans notre pays par quatre ministères : agriculture, transition écologique, santé, ainsi que recherche et innovation.

Jacques Le Verger espère que l’enquête de la LCP puisse faire avancer sa cause mais l’intéressé a indiqué vouloir tenter l’aventure aux États-Unis, autre pays où Monsanto est roi. Ce genre d’initiative devrait être encouragée dans le monde entier mais, malheureusement, l’industrie (pour ne pas dire les lobbys) semble ne pas l’entendre de cette oreille.

Sources : LCPEpoch TimesPositivRLe Monde

Il existe une alternative biologique au glyphosate de Monsanto, mais celle-ci n’est pas homologuée !
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