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L’année 2017 a été placée sous le signe de la création d’entreprise !

Crédits : Pixabay / geralt

L’an dernier, le nombre d’entreprises créées en France a atteint le plus haut niveau jamais enregistré depuis 2010. Malgré quelques bémols, les chiffres restent encourageants, avec une augmentation globale de 7 % par rapport à l’année 2016.

2017, année de l’entrepreneuriat ?

Prenons d’abord le temps de se concentrer sur les chiffres récoltés et publiés par l’Insee. En effet, environ 591 000 sociétés ont été créées l’an dernier, soit 37 000 de plus qu’en 2016. Dans le détail, ce sont 349 000 entreprises dites classiques – c’est-à-dire qui ne sont pas des micro-entrepreneurs – qui ont vu le jour. Il s’agit là d’une grande première, car ce chiffre n’avait jusqu’alors jamais été recensé depuis l’année durant laquelle l’Insee a commencé à se pencher sur les chiffres de la création d’entreprise, en 1987. Du côté des micro-entrepreneurs (anciennement auto-entrepreneurs), on observe 242 000 nouvelles créations. Après sa naissance en 2009, ce statut observe lui aussi un regain de croissance de l’ordre de 9 %.

Alors quels secteurs ont été concernés par cette hausse en 2017 ? A priori tous, puisque seul le domaine de la construction est en baisse parmi ceux recensés par l’Insee. Il semble que la modification du statut d’auto-entrepreneur ait démotivé quelques candidats. À terme, ce sont donc 600 entreprises – soit 1 % – de moins qu’en 2016 qui ont été mises en place dans ce secteur. Pour le reste, la plus grosse avancée s’observe dans les activités spécialisées scientifiques et techniques avec une hausse de 14 % en 2017, ce qui équivaut à 103 000 nouvelles entreprises. Ces firmes ont pour but de prodiguer des conseils en gestion, notamment en B2B – business to business. Cette place était occupée depuis 2000 par le commerce, qui se voit ainsi détrôné.

Crédits : Pixabay / jarmoluk

Une hausse globale

En ce qui concerne les secteurs au sein desquels le nombre de créations d’entreprise est le plus élevé, on note que le transport et l’entreposage (+ 25 %), les activités immobilières (+18 %) ou encore l’information et la communication (+ 8,1 %) sont les plus concernés. Pour ce qui est de la répartition géographique, toutes les régions françaises bénéficient également de cette augmentation, sauf la Guyane et la Martinique qui reculent respectivement de 10,5 % et 2 % par rapport à 2016. En revanche, les régions où l’accroissement est le plus significatif sont Mayotte (+16,4 %), l’Île-de-France (+10,1 %) la Nouvelle-Aquitaine (+8,1 %) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (+8 %).

D’autre part, les résultats laissent voir que les créateurs d’entreprises sont de plus en plus jeunes. En effet, l’âge moyen observé en 2017 et de 36 ans, soit un an de moins qu’en 2016. Il y a aussi de plus en plus de personnes de moins de 30 ans à lancer leur propre affaire, puisqu’ils sont 37 % en 2017 parmi les créateurs d’entreprises individuelles. Par ailleurs, 4 dirigeantes sur 10 de ce type de société sont des femmes, un chiffre qui reste stable depuis l’année 2015. Ces entrepreneures sont notamment majoritaires à 73 % dans les domaines de la santé et de l’activité sociale. Les secteurs de l’industrie et de l’enseignement observent en revanche une parfaite égalité de la répartition homme-femme.

Crédits : Pixabay / hamonazaryan

Comment faire connaître sa société ?

Mais qui dit hausse du nombre d’entreprises dit concurrence. Alors pour ces sociétés fraîchement créées, quels sont les moyens de fructifier et de se faire une place ? Tout d’abord, il est important de bien définir au préalable sa politique de communication. Le soin apporté au choix du nom, du logo et à tous les aspects qui forgent l’identité d’une société n’est pas à négliger. De plus, l’outil numérique apparaît aujourd’hui comme un élément primordial d’une stratégie de communication. Et les moyens sont effectivement nombreux : blogs, réseaux sociaux, sites internet, etc. Il semble alors très facile de se faire connaître. Mais si cette technique fonctionne pour certains secteurs, elle ne permet pas à tous les corps de métiers de se constituer un agenda et une base de clientèle solide.

À vrai dire, il paraît toujours aussi important de privilégier le contact direct et de pouvoir faire des rencontres professionnelles par le biais de conférences ou de salons. Dans ce cas, mettre en place un stand dans les salons locaux, régionaux voire internationaux est bénéfique en tout point. La possibilité de faire de la prospection, d’échanger avec des acteurs du même secteur – et pourquoi pas de jauger les concurrents – sont autant de motivations. Bien qu’il s’agisse d’un investissement de temps et d’argent, des solutions rapides et peu encombrantes existent aujourd’hui pour être efficace lors de cette période cruciale. Qu’il s’agisse de comptoirs d’accueil pliables, de drapeaux publicitaires ou de stands d’exposition, les équipements matériels disponibles pour mettre en valeur une entreprise pendant ces événements sont nombreux et divers. Il ne faut pas hésiter à demander conseil afin d’être bien préparé.

De précieuses aides à la création d’entreprise

Pour ceux qui n’auraient pas encore eu le courage ou les moyens de se lancer dans cette aventure, il existe de nombreuses solutions qui permettent de clarifier ou de mettre en place un tel projet. Si vous résidez en Île-de-France, la région a récemment mis en place un dispositif pour accompagner les futur(e)s dirigeant(e)s d’entreprise. Nommé Entrepreneur #Leader, ce programme vise à simplifier les démarches et les financements de la création d’une société, du projet initial jusque dans les premiers mois de l’implantation. Pour ce faire, de nombreux partenariats sont mis en place et visent à faire perdurer ces nouvelles firmes dans le temps.

D’autre part, les sites du gouvernement proposent de nombreux articles et outils afin d’aider à s’installer. C’est notamment le cas pour le système Odil développé par l’Insee. Avant même la concrétisation d’une société, cet Outil d’Aide à l’Implantation Locale permet de réaliser une étude de marché gratuitement, et ainsi de vérifier la viabilité du projet. Notons aussi que les nouvelles sociétés peuvent bénéficier d’un suivi personnalisé dans le cadre du Contrat d’Appui à la Création d’Entreprise (CAPE). Il s’agit là de bénéficier du soutien – en termes de matériel et de conseil – d’une entreprise ou d’une association pendant une période qui peut aller jusqu’à trois ans.

Enfin, si 2017 a clairement été une année bénéfique pour lancer sa propre affaire, on peut toutefois se demander pourquoi le taux de chômage n’a pas baissé de manière proportionnelle à la création de ces sociétés. C’est tout simplement parce que la grande majorité d’entre elles n’emploient aucun salarié, du moins pour l’instant. Malgré un léger recul du nombre d’entreprises créées en décembre dernier, nul doute que les moyens qui sont mis en place pour accompagner au mieux cette démarche sauront motiver de nouvelles initiatives entrepreneuriales pour l’année à venir.

Crédits : Pexels / rawpixels

Sources : InseeL’Express

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