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Les cigarettiers prêts à s’impliquer dans le recyclage des mégots ?

Crédits : Pixabay

Entre les industriels du tabac et le gouvernement, l’heure est aux consultations et aux négociations en matière de gestion des mégots. Chaque année, plus de trente milliards d’entre eux finissent par terre. Les cigarettiers proposent la création d’un « éco-organisme » dédié à la gestion de cette problématique et se disent prêts à participer au financement.

Comme on peut l’observer sur l’infographie ci-dessous, l’impact dû au plastique sur l’environnement est catastrophique. C’est pour cela qu’il est indispensable que des mesures soient prises le plus rapidement possible.

Plastique Chiffres
Crédits : Encelade Media Group

Il en est de même pour les mégots. À savoir qu’un seul mégot de cigarette peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau. Selon le site Novethic, nous en jetterions environ 137 000 par seconde et 40 % d’entre eux se retrouveraient par exemple dans la mer Méditerranée. Un mégot peut mettre jusqu’à 15 ans pour se dégrader totalement dans la nature. Il ne faut alors surtout pas négliger la prise en charge des mégots, afin de les recycler.

Les échanges avancent entre Brune Poirson, la secrétaire d’État à la Transition énergétique, et les représentants de l’industrie du tabac. Si les négociations se font dans la plus grande discrétion, les deux parties semblent d’accord pour la création d’un éco-organisme chargé de la gestion des mégots. Reste à trouver une formule de financement où chacun y trouve son compte.

Car la question de la gestion des mégots jetés par terre est une vraie problématique écologique et de propreté. Chaque année, plus de trente milliards de ces mégots se retrouvent dans la nature ou sur les trottoirs et chaussées des villes de France. Une situation devenue incontrôlable depuis l’instauration de l’interdiction de fumer à l’intérieur des lieux publics : les pauses cigarette se font désormais dehors et les mauvaises habitudes ont la peau dure.

Pour gérer la situation, plusieurs solutions se présentent, pouvant dans certains cas être cumulées. Il existe par exemple des solutions de recyclage des mégots, qui demeurent toutefois pour l’heure onéreuses et fastidieuses. On peut surtout imaginer des campagnes de sensibilisation pour que les fumeurs changent leurs pratiques et mettent systématiquement leurs mégots à la poubelle.

Une approche proactive dans laquelle les industriels semblent désormais prêts à s’engager, comme en atteste le communiqué commun récemment publié par les principaux fabricants de cigarettes, Philip Morris France, Japan Tobacco International France, Seita Imperial Tobacco, British American Tobacco France et l’Association des Fournisseurs de Tabac à Fumer.

« La présence de mégots de cigarettes sur la voie publique ou dans le milieu naturel constitue une véritable nuisance contre laquelle les industriels se sont engagés à prendre leur part de responsabilité, en collaboration avec l’ensemble des parties prenantes », précise le communiqué, diffusé après une rencontre entre des représentants des cigarettiers et Brune Poirson.

Une volonté commune de faire avancer les choses, qui achoppe encore sur l’épineuse question du financement. « Les industriels et la Secrétaire d’État se sont mis d’accord sur le principe de la création d’une structure juridique dédiée dans le cadre d’un prochain projet de loi sur l’économie circulaire. Il convient toutefois d’en définir précisément la nature juridique, les actions tout comme les modalités de financement qui ne sont pas arrêtées à ce stade », conclut le communiqué.

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