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Noël : les coquilles Saint-Jacques gonflées à l’eau !

Crédits : jptoons / Pixabay

La coquille Saint-Jacques est un mollusque très apprécié, surtout durant les fêtes, que l’on retrouve souvent vendues surgelées. S’agissant d’un produit assez onéreux, la tentation de les gonfler à l’eau est grande. Il s’agit du “trempage”, une technique interdite en France.

Le trempage des coquilles Saint-Jacques

Au menu de Noël, les crevettes côtoient le foie gras, mais la coquille Saint-Jacques fait évidemment partie du gratin. Incarnant sans conteste une véritable star des tables festives, ce mollusque a fait l’objet d’une enquête menée par 60 millions de consommateurs et publiée le 21 novembre 2019.

Selon le magazine, étant donné que la coquille Saint-Jacques est un produit cher, la pratique du trempage à l’eau est très courante. L’objectif ? Gonfler artificiellement son poids afin d’augmenter les profits. En France, près d’un quart des coquilles Saint-Jacques sont soumises à ce genre de fraude. Effectivement, il s’agit bien d’une fraude puisque dans notre pays, cette pratique est totalement proscrite.

coquilles saint-jacques
Le trempage ne concerne pas les noix de Saint-Jacques fraîches, mais les surgelées
Crédits : Frédéric BISSON / Flickr

Une qualité moindre

Il faut toutefois savoir que le trempage est tout à fait autorisé dans d’autres pays tels que les États-Unis et le Canada. Plus proches de nous au sein de l’UE, des pays comme le Royaume-Uni et l’Irlande l’autorisent également. En France, les autorités interceptent assez souvent ce genre de coquilles Saint-Jacques “frelatées”. Néanmoins, dans le cas où l’emballage informe le consommateur en donnant notamment le pourcentage en eau, le produit devient alors tout à fait légal.

60 millions de consommateurs rappelle au passage que les noix de Saint-Jacques trempées sont à coup sûr de qualité inférieure. Celles-ci ont une moins bonne tenue à la cuisson et la différence se ressent également au niveau du goût.

La Saint-Jacques et les nanoparticules de plastique

La coquille Saint-Jacques a par ailleurs fait l’objet d’une étude assez préoccupante menée en 2018. Des chercheurs de l’Université de Plymouth (Royaume-Uni) se sont en effet intéressés à l’assimilation des nanoparticules de plastique par ce mollusque.

Après plusieurs tests, les chercheurs ont rendu leur verdict. Après six heures d’exposition aux nanoparticules, l’intestin des coquilles Saint-Jacques en contenait des milliards ! Il s’agissait de particules de 250 nm de diamètre. Par ailleurs, des particules encore plus petites (24 nm) avaient eu le temps de se disperser dans tout leur corps.

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