, ,

D’immenses cerfs-volants vont fournir de l’électricité à une région d’Écosse !

Pour Bill Gates, le célèbre co-fondateur de Microsoft, le cerf-volant représente une solution du futur en termes de production d’électricité. Justement, en Écosse, ce système fournira l’électricité de toute une région d’ici à 2025.

Lorsque l’on pense aux cerfs-volants, ces jouets auxquels on a joué durant notre enfance, et à leur principe d’utiliser les courants aériens pour évoluer, l’idée paraît évidente. Encore fallait-il y penser. Ainsi, en Écosse, c’est un réseau de 500 kilowatts alimentés par des cerfs-volants qui va être implanté sur le site de West Freugh Range du Ministère de la Défense écossais, près de la ville de Stranraer.

Ce système, aussi appelé « kytoon » (pour kite et balloon) utilise le jet-stream, le courant d’air rapide qui circule dans l’atmosphère terrestre à 6000 mètres d’altitude, pour produire de l’électricité. L’avantage est que cette production est continue grâce à la coordination des cerfs-volants, à savoir que lorsque l’un descend, l’autre monte. Pour Bill Gates, qui investit une grande partie de sa fortune dans l’énergie verte, il s’agit là de « la solution du futur » et il estime qu’il existe une petite chance pour que ce seul système règle les problèmes mondiaux en terme d’énergie.

Pour Kite Power Solutions, la société britannique chargée d’installer le système, celui-ci pourra générer des centaines de mégawatts d’énergie de cette façon d’ici neuf ans, et ce à un coût si faible qu’il sera possible de se passer de subventions gouvernementales, ce qui est rare dans le cadre d’un projet d’énergie renouvelable. Ce projet permettra de fixer des « tarifs énergétiques libres » comme l’explique David Ainsworth, le directeur du développement des affaires de Kite Power Solutions, même si ce projet sera soutenu par la compagnie pétrolière Royal Dutch Shell et le gouvernement du Royaume-Uni. L’énergie éolienne offshore reste une solution, mais son coût élevé reste dissuasif. Avec ce système, ce coût pourrait être réduit de 50%.

Le coût des cerfs-volants est bien moins élevé que les éoliennes, notamment parce qu’ils flottent jusqu’à 450 mètres au-dessus de la mer en effectuant des mouvements en 8. « Nos systèmes se contentent de flotter librement ; or, le coût de l’amarrage et de l’entretien du cerf-volant est beaucoup plus faible que celui d’une éolienne offshore » détaille David Ainsworth. Ces cerfs-volants mesurent 40 mètres de large et génèrent deux à trois mégawatts d’électricité chacun, soit ce que génère une éolienne de 100 mètres de haut.

Du côté de WWF Écosse, on se réjouit d’une telle initiative. « Cette technologie nous offre la perspective d’une nouvelle façon d’exploiter le vent, et notamment dans les endroits où il serait impossible de maintenir un parc éolien. En plus de réduire le coût de l’énergie, cette technologie pourrait nous aider à mettre fin à la dépendance aux énergies fossiles dans le contexte du changement climatique » confie Lang Banks, directeur de WWF Ecosse.

Sources : theindependant, motherboard