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« Leclerc Obscur » : Greenpeace dénonce l’omniprésence des pesticides sur les produits à bas prix

Ce week-end, l’organisation Greenpeace s’est attaquée à Leclerc pour sa politique de prix bas afin de sensibiliser la population sur l’utilisation de pesticides de l’enseigne dans 16 villes de France.

« Leclerc pesticides pour tous » pouvait-on lire sur la banderole déployée par les militants de l’ONG Greenpeace sur la façade d’un hypermarché Leclerc près de Toulouse. L’objectif de cette action est de dénoncer la politique de bas prix de Leclerc, qui implique selon Greenpeace l’usage de pesticides dans les produits agricoles. « Avec cette action, Greenpeace caricature le ton militant souvent employé par Leclerc dans ses publicités. Nous le faisons pour révéler son vrai visage : la conséquence de son acharnement à acheter de gros volumes de fruits et légumes au prix le plus bas, c’est l’omniprésence des pesticides dans les champs et les assiettes », explique Greenpeace dans un communiqué.

L’ONG environnementale mène une course zéro pesticide depuis le mois de mai pour faire face à la course aux prix bas des hypermarchés. Selon les militants, Leclerc est le seul qui n’aurait pas daigné répondre, et continuerait de proposer de beaux fruits et légumes, bien calibrés à prix réduit. Après avoir testé les deux produits frais les plus consommés de France, produits en France, la pomme de terre et les pommes, les résultats ont révélé la présence de résidus de pesticides à divers degrés, sauf pour ceux issus de l’agriculture biologique. Des produits légaux, mais dont on ne connaît pas les conséquences de « l’effet cocktail » sur nos cellules.

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Credit: Twitter

De son côté, Leclerc se défend en rappelant que « l’ensemble de ses fournisseurs sont dans l’obligation de respecter les réglementations françaises et européennes en vigueur quant à l’utilisation des pesticides » et que le distributeur Leclerc a « pris les devants des réglementations à venir (plan Ecophyto, loi de transition énergétique) qui visent à réduire de manière drastique l’usage des produits phytosanitaires d’ici 2020 ».

« Leclerc conçoit la défense du consommateur uniquement sur la course au prix bas et sur la baisse du pouvoir d’achat. Nous souhaitons que l’enseigne s’engage aussi bien sûr, la production et le travail des agriculteurs que sur ce qu’elle distribue. Les politiques publiques sur la question, certes, sont défaillantes, mais défendre le pouvoir d’achat n’est pas la seule défense du consommateur. Loin de là. C’est de la vie de tous dont il est question. Soutenir une agriculture sans pesticide, c’est possible. Il faut travailler avec la nature et non contre elle » conclut Anaïs Fourest, chargée de l’agriculture à Greenpeace.

Sources : AFP, Greenpeace

  • Crédits photo : Greenpeace