L’obsolescence programmée pourra être punie par la loi

Saviez-vous que les produits que vous utilisez au quotidien ont une durée de vie raccourcie par les industriels ? Consciente de cette obsolescence programmée, l’Assemblée nationale vient d’adopter un amendement écologiste visant à lutter contre cette pratique aux conséquences dramatiques.

Tout d’abord, faisons le point sur la définition de l’obsolescence programmée. Cette pratique englobe un arsenal de techniques qui réduirait la durée de vie d’un produit pour pousser les consommateurs à en racheter un autre plus vite (téléphones portables, machines à laver, ordinateurs, etc.). En plus de tromper et voler le consommateur, de telles pratiques, obligeant à racheter plus fréquemment des produits, sont génératrices de déchets.

« Les produits que nous utilisons dans la vie quotidienne sont trop souvent programmés par le producteur pour ne plus fonctionner après un certain nombre d’utilisations. Ces pratiques sont néfastes pour l’environnement et pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages » soulignent les auteurs de l’amendement, Eric Alauzet, Denis Baupin et Cécile Duflot.

Cependant, si l’amendement semble juste, il sera difficilement applicable. En effet, vouloir sanctionner l’obsolescence programmée, cela signifie aussi être capable de définir la durée de vie exacte d’un appareil. Or, cela dépend souvent de l’usage que l’on en fait. Par exemple, un téléphone que l’on utilise quotidiennement et où l’on télécharge des applications verra sa batterie s’user plus rapidement.

Cette réforme devrait néanmoins inciter les industriels à se détourner des produits de mauvaise qualité avec des composants fragiles et privilégier des produits finis plus durables. Le cadre du projet de loi sur la transition énergétique prévoit jusqu’à deux ans de prison et 300 000 euros d’amende pour les constructeurs qui abuseraient de cette pratique en raccourcissant intentionnellement la durée de vie d’un produit.

Pour rappel, les Français jettent de 16 à 20 kilos d’équipements ménagers et électroniques par an et par personne.

Source : wedemain.fr