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Monde : Voici la carte des risques de génocide

À l’heure des migrations syriennes, une carte a été éditée afin d’évaluer les risques de génocide dans le monde aujourd’hui. Les pays les plus à risques sont situés majoritairement en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.

Pour la première fois, le génocide est reconnu juridiquement en 1948 par les Nations Unies qui élaborent une définition. Cette définition stipule qu’un génocide est traduit par des « actes commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Voici la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide complète, comprenant l’intégralité des articles.

La carte du risque des génocides a été élaborée par le centre Simon-Skjodt œuvrant pour la prévention des génocides dans son projet baptisé Early Warning. Le centre a mené des recherches sur les potentielles exterminations et agressions sur les minorités, en s’appuyant sur des sondages d’opinion, mais également des modèles élaborés par des experts en politique. À la vue des résultats, le top 10 des pays à risques se dessine de la façon suivante : la Birmanie, le Nigeria, le Soudan, la République Centrafricaine, l’Égypte, le Congo, la Somalie, le Pakistan, le Soudan du Sud et l’Afghanistan.

Ce classement a été construit par Cameron Hudson, directeur du Centre Simon-Skjodt, qui a enquêté lui-même dans le pays le plus à risque, la Birmanie :

« Nous sommes très prudents lorsque nous invoquons le terme “génocide”, sachant qu’il peut être très clivant et parfois même inutile. Mais il ya une combinaison de facteurs – dont beaucoup ont été vus dans les années 1930 en Allemagne et en 1994 au Rwanda – qui sont tout à fait inquiétants. »

La Birmanie (Myanmar) est un pays où vivent plus de 50 millions d’habitants, à l’extrême majorité bouddhiste. Cependant, il existe une minorité musulmane : les Rohingyas. Selon l’ONU, il s’agit de la minorité la plus persécutée au monde. En effet, les membres des Rohingyas se sont vus dépossédés de leur nationalité birmane en 1982, et les exactions répétées font qu’aujourd’hui, il en reste seulement 800.000. En permanence, des milliers de Rohingyas tentent de fuir leur pays vers les états musulmans d’Asie tels que l’Indonésie et la Malaisie, et ce, afin d’obtenir l’asile.

La carte sous-estime probablement le risque en Irak et en Syrie, notamment depuis le massacre des Yézidis.

Sources : SlateQuartzLe Figaro

  • Crédits photo : Crédits : Simon-Skjodt Center for the Prevention of Genocide – United States Holocaust Memorial Museum