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Avons-nous plus ou moins de risque de mourir assassiné qu’il y a 20 ans ?

Crédits : iStock

Il est vrai que les médias insistent très souvent sur la violence et omet de souligner certaines évolutions. En effet, saviez-vous qu’en France, le risque d’être tué par un tiers est trois fois moins important qu’il y a une vingtaine d’années ? Et pourtant…

La construction médiatique tend à dépeindre une époque des plus violentes où la mort peut frapper à chaque coin de rue. En réalité, relativiser est utile puisqu’il s’avère que les personnes décédant suite à des violences sont moins nombreuses qu’auparavant. Alors que les annonces pessimistes ont envahi les discours médiatiques, le constat réel est pourtant moins alarmant !

Mercredi 8 mars 2017, l’émission Hier aujourd’hui demain diffusée sur France 2 avait pour invité le psychologue Jacques Lecomte. À l’aide de chiffres, le professionnel a permis de mieux comprendre la réalité. Entre 1994 et 2013, il y a eu une baisse de 65 % du taux d’homicide, et ce, juste au niveau de la région Île-de-France.

Les médias ont pourtant passé sous silence cette information assez surprenante qui ne colle évidemment pas à l’ambiance présumée dans notre société rapportée un peu partout. Ce n’est pas tout puisque 665 personnes sont décédées par homicide durant l’année 2013 (un chiffre certes en hausse : 932 en 2015), néanmoins ce sont 14 000 morts qui ont été déplorées durant la même année pour une autre raison, une hécatombe que l’on impute au chômage selon l’International Archives of Occupational and Environmental Health.

Nous pouvons supposer que les médias font un meilleur audimat en insistant sur les faits de violence impliquant par exemple des armes à feu et à peu près tout événement ayant une connotation macabre. Ceci explique donc pourquoi la réalité serait floutée de cette façon. Pour ceux que cela intéresse, il est d’ailleurs possible de contrôler en temps réel ne nombre de meurtres en France par le biais du site ConsoGlobe. Le jour de la rédaction de cet article, 186 personnes étaient mortes suite à des violences depuis le 1er janvier 2017.

Voici l’extrait de l’intervention du psychologue Jacques Lecomte sur France 2 :

Sources : PositivRConsoGlobe