in

Canada : cette île cherche des habitants en offrant un emploi et un terrain où s’installer

Une île canadienne de la Nouvelle-Écosse propose, à qui veut, de s’installer sur un terrain de 8000 mètres carrés et d’obtenir un emploi sur place. Face au côté désespéré de la demande, nous sommes en droit de nous demander ce que cette dernière pourrait éventuellement cacher.

“Vous cherchez à vivre simplement, au contact de la nature, dans une région où la communauté organise encore régulièrement des fêtes et des repas ? On ne vous promet pas un gros salaire, mais bien une vie géniale”, un message publié le 29 août 2016 sur la page Facebook d’un marché du Cap Breton (Canada).

L’île du Cap-Breton, d’une superficie de 10 311 km2 pour environ 100.000 habitants, est un endroit ou quatre cultures principales se côtoient : micmaque, acadienne, écossaise et anglaise. Bien que l’anglais y soit dominant, le français et le gaélique y sont largement utilisés.

Il s’avère que sur cette île, les petits commerces locaux manquent de main-d’œuvre pour perdurer, ce qui est un réel problème puisqu’à la belle saison, le Cap-Breton se transforme en zone touristique importante. En revanche, le revers de la médaille réside dans le fait que le reste de l’année, le vide démographique se fait ressentir, condamnant à petit feu la vie rurale de l’île.

L’annonce publiée par les habitants se souciant de l’avenir de leur île semble alléchante, puisqu’il est proposé l’octroi d’un terrain de 8000m² où les candidats pourront s’installer, afin d’assumer un emploi dont la rémunération ne sera cependant pas énorme. C’est pourquoi les habitants jouent la carte de la beauté de l’île, qu’ils souhaitent par ailleurs absolument préserver.

(Crédit image : The Farmer's Daughter Country Market sur Facebook)
(Crédit image : The Farmer’s Daughter Country Market sur Facebook)

“L’installation d’entreprises dans la région a été suggérée pour endiguer le problème, mais nous pensons que cela se fera au détriment de l’environnement et qu’il doit y avoir une autre solution” stipule également l’annonce.

La seule réelle ombre au tableau, hormis le vide démographique durant l’hiver dominant l’année, est que seules les personnes déjà habilitées à travailler légalement au Canada peuvent s’installer sur l’île du Cap Breton.

Sources : KonbiniDirect Matin