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Cette entreprise transforme la pollution issue des véhicules en encre

Crédits : Graviky Labs

Une start-up estime que la pollution rejetée par les véhicules n’est autre qu’une ressource à exploiter. Une technologie a ainsi été développée afin de fabriquer de l’encre à utiliser dans divers produits.

La pollution est une ressource

“La pollution n’est rien d’autre qu’une ressource que nous ne récoltons pas. Nous lui permettons de se disperser, car nous sommes ignorants de sa valeur”, peut-on lire sur la page officielle du projet.

Baptisé Air-Ink, le produit avait fait l’objet d’une campagne de financement participatif en 2017 ayant été couronnée de succès. La start-up Gravity Labs a donc pu lancer sa gamme de produits en lien avec cette toute première encre issue de la pollution. Les produits en question sont principalement des marqueurs de différentes tailles destinés aux artistes. Consciente que les œuvres d’art créées avec ses marqueurs sont sa plus belle publicité, Graviky Labs publie régulièrement des clichés sur sa page Facebook.

La campagne de financement proposait également divers objets décorés avec ces marqueurs : cartes postales, notebooks ou encore casques de moto ! Par ailleurs, la présence de t-shirts témoigne du fait que l’encre Air-Ink peut être utilisée dans le cadre d’impressions textiles.

Divers artistes ont déjà adopté les marqueurs Air-Ink, comme ici à Hong Kong !
Crédits : Graviky Labs

Comment cette encre est-elle obtenue ?

À l’origine de cette initiative, nous retrouvons Anirudh Sharma, à l’époque étudiant et assistant de recherches au MIT. D’origine indienne, l’intéressé a eu l’idée de ce projet lors d’un voyage dans son pays natal. Là bas, il s’est rendu compte que la pollution laissait des traces sur ses vêtements. De retour aux États-Unis, Anirudh Sharma a désiré élaborer un moyen de récupérer la pollution des pots d’échappement. Le but ? Éviter de souiller l’air et les poumons des humains tout en en faisant une ressource à réutiliser. Ainsi est née Air-Ink, une encre obtenue grâce à un dispositif baptisé Kaalink. Ce dernier prenant la forme d’une sorte de canette de soda se place à l’extrémité des pots d’échappement afin de récupérer les particules polluantes.

Enfin, cette initiative rappelle une récente étude australienne estimant que le dioxyde de carbone (CO2) pouvait être une énergie renouvelable. Il s’agit de transformer le CO2 en particules solides de carbone à réutiliser dans l’industrie en tant que supercondensateur ou carburant synthétique.

Voici une vidéo présentant le concept Air-Ink :

Sources : SmithsonianNumerama

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