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Etat d’urgence : Le gouvernement veut interdire le WiFi public et Tor

Pour renforcer la sécurité sur internet et améliorer la lutte contre le terrorisme, les services du ministère de l’Intérieur vont soumettre de nombreuses mesures pendant l’état d’urgence. Dans le viseur des autorités : le WiFi public et Tor.

Le Monde a révélé une liste de mesures envisagées par le gouvernement pour renforcer la sécurité pendant l’état d’urgence. Parmi les hypothèses de travail figurent de nouvelles restrictions aux libertés sur Internet.

« Interdire les connexions WiFi libres et partagées ». En effet, l’une des propositions préconise le blocage du WiFi public en raison de la difficulté d’identification des personnes connectées. Fini donc les réseaux internet dans les gares, les cafés, les universités, les bibliothèques… Les opérateurs sont également visés puisque les réseaux partagés tels que Free Wifi ou encore SFR Wifi devront stopper ce service.

« Interdire et bloquer les communications des réseaux TOR en France ». TOR est un réseau d’anonymisation des internautes souvent utilisé par les cybercriminels, les terroristes, mais aussi les hackers (Anonymous) ou encore par des opposants politiques, dans certains pays aux régimes autoritaires. Une mesure toutefois difficile à réaliser puisque le réseau est international et décentralisé.

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Credit: Commons Wikimedia

« Identifier les applications de VoIP (de la téléphonie sur Internet comme Skype ou Viber) et obliger les éditeurs à communiquer aux forces de sécurité les clefs de chiffrement ». Cette mesure obligerait les opérateurs privés à acheminer les appels d’urgence, mais surtout à suivre une série d’obligations permettant de mettre en œuvre des écoutes.

Ces propositions font partie d’une liste de mesures qui seront étudiées par le gouvernement avant d’être intégrées dans deux projets de loi, l’un porté sur l’état d’urgence, l’autre sur la lutte antiterroriste en janvier 2016.

Source : BFM