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Pour alerter sur la montée du niveau des océans, ils traversent en pirogue la mer de Tasman

Une petite flotte de pirogues est arrivée dans la ville de Sydney, Australie. Le but, alerter l’opinion mondiale sur les impacts du réchauffement climatique exposant les îles océaniques à la montée du niveau des océans.

La semaine dernière démarrait le Congrès mondial des parcs à Sydney, dont la mission est d’étudier la protection d’aires terrestres et marines. Cet événement se déroulant du 12 au 19 novembre 2014 est organisé tous les dix ans par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Cette organisation environnementale tâche d’étudier la protection d’aires terrestres et marines dont la vulnérabilité s’accroit avec le réchauffement climatique.

Les quatre pirogues sont arrivées à destination ce même jour, et ont suivi un trajet dont le départ est la Nouvelle-Zélande et les îles Cook, en passant par les Samoa et Fidji pour une distance de 6000 milles nautiques avec au menu écumes et vents violents.

À bord, les dirigeants de trois États insulaires du Pacifique dans des pirogues à balancier, embarcation traditionnelle de Polynésie et de l’océan Indien. Ces embarcations symbolisent leur mode de vie millénaire, l’un de ces dirigeants se trouve être Anote Tong (Kiribati) :

« Ce n’est qu’une question de temps. Nous ne sommes qu’une première alerte, le canari dans la mine de charbon » annonce t’il.

Le réchauffement climatique met en péril l’habitat de ces populations, et les marrées de plus en plus hautes (parfois géantes). Elles se produisent à un rythme qui s’accélère. De plus ces marées, gagnant de la distance sur la terre, contribuent à la salinisation des sols, les rendant infertiles.

L’archipel des Kiribati (100 000 habitants) est situé à seulement 3 m au dessus du niveau de la mer : on estime que ce sera le premier état à devoir déménager dans les années à venir, avec les îles Tuvalu. La question de ces réfugiés climatiques est encore floue dans la législation des états et des organisations mondiales. La lente catastrophe qui attend les petits archipels océaniques peut laisser présager une catastrophe à l’échelle mondiale.

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Le cas des îles Tuvalu : TUVALU, UN LABORATOIRE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE ?, François Gemenne, Revue Tiers-Monde, novembre 2010, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Sources : 20 MinutesUnion internationale pour la conservation de la natureCity Zeum