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Encore trop de personnes n’ont pas accès à des toilettes propres dans le monde

En taux qu’occidentaux, nous n’y pensons pas vraiment puisque l’accès à des toilettes propres nous est garanti. Cependant, beaucoup d’êtres humains n’ont pas cette chance. Saviez-vous que dans le monde, il y a moins de gens ont accès aux toilettes que de personnes qui possèdent un téléphone portable ?

Non ce n’est pas une blague, il existe une journée mondiale des toilettes qui s’est déroulée le 19 novembre 2016. Il s’agissait d’une occasion idéale pour l’ONU de rappeler que sur l’ensemble de la population planétaire, près de 2,4 millions de personnes n’ont pas accès à des toilettes propres et garantissant l’intimité.

« On tire la chasse et on ne pense pas au fait qu’une personne sur trois à travers le monde n’a pas accès à des toilettes salubres », indique Nicole Hurtubise, présidente-directrice générale de l’ONG WaterAid Canada, des propos recueillis par ICI Radio Canada.

Il s’avère que depuis 2010, l’ONU reconnait l’accès à l’eau ainsi qu’à un réseau d’assainissement comme étant un droit fondamental. Et pourtant, c’est loin d’être le cas partout comme en Inde où 188 000 enfants meurent chaque année pour cause de diarrhées. L’accès à des toilettes saines est une nécessité, c’est pourquoi ce pays tente de régler le problème depuis quelques mois en appliquant un plan prévoyant la construction de 130 millions de toilettes dans les foyers et 50 000 sanitaires dans les écoles.

« L’eau et l’assainissement sont la clé pour réduire la pauvreté. On ne se rend pas compte de l’impact qu’une toilette peut avoir dans la vie d’une personne – au niveau de la santé, de l’éducation, de la croissance économique et du rôle des femmes dans la société », poursuit Nicole Hurtubise.

L’OMS déclare que des toilettes adéquates doivent idéalement permettre d’éviter le contact entre les hommes et des excréments humains afin d’éviter la propagation de maladies et le contact avec les germes. Outre l’Inde, les pays subsahariens sont très touchés avec un taux de non-accès aux toilettes d’au moins 60 % général et qui atteint 90 % au Soudan du Sud.

Il existe d’autres problèmes comme celui du traitement des eaux usées. C’est le cas dans les endroits où la densité de population est très forte comme les bidonvilles des grandes villes du Brésil et de Bolivie. De plus, les femmes craignent d’aller aux toilettes seules tout simplement parce que souvent, les toilettes déjà existantes ne comportent pas de porte ou de système de verrouillage (par exemple au Cambodge).

Sources d’épidémies, la défection en plein air est une pratique malheureusement très courante, avec près d’un milliard de personnes qui y sont contraintes. Plus de la moitié de ces personnes vivent en Inde d’où l’utilité du fameux plan actuellement à l’œuvre dans ce pays. Les pays complétant le podium de ce triste classement sont l’Indonésie et le Nigeria (voir tableau ci-dessous).

(Crédit : ONU/UNICEF)
(Crédit : ONU/UNICEF)

Sources : ICI Radio CanadaGeopolis