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Iran : des délinquants condamnés à la lecture en alternative à l’emprisonnement !

Une condamnation spéciale a eu lieu en Iran puisque plusieurs criminels de droit commun ont écopé d’une peine plutôt inattendue : acheter des livres puis les lire, au lieu d’effectuer une peine de prison. Il s’agit d’une manœuvre rendue possible par le biais de récentes modifications de la loi iranienne.

En Iran, la peine de mort est en vigueur et ce pays se classe même second juste derrière la Chine en nombre d’exécutions par habitants. Et pourtant, c’est bien là-bas qu’un jugement inédit a été ordonné. Une récente révision de la législation du pays permet en effet aux juges de proposer des alternatives à l’emprisonnement.

Pour Qasem Naqizadeh, juge iranien, il s’agit d’éviter « l’impact physique et psychologique irréversible » qu’une peine de prison peut engendrer sur les détenus ainsi qu’à leur famille, comme le rapporte l’agence de presse iranienne IRNA. Le juge Naqizadeh se poste en pionnier d’une telle application qui s’adresse principalement aux condamnés dont le casier demeure vierge. À leur disposition, une liste d’ouvrages « grand public » intègre également une sélection de livres scientifiques plus modernes.

« Les livres ont été sélectionnés afin que tous les condamnés puissent en faire usage, et ce, qu’importe leurs niveaux de lecture, leurs connaissances ou leurs âges » selon Qasem Naqizadeh.

Au-delà de la lecture des ouvrages, la sentence intègre également la rédaction de résumés exhaustifs servant de preuve. En effet, les condamnés doivent obligatoirement les fournir au juge. De plus, une dimension spirituelle est présente : les condamnés doivent inclure dans leurs résumés la retranscription de l’un des hadiths (recueil des communications orales attribuées au prophète Mahomet). Enfin, une fois la peine effectuée, les condamnés sont chargés d’offrir leurs ouvrages à une prison locale, sous forme de don.

Sources : 8e ÉtageActua Litté