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Mort de Cecil le lion : l’organisateur de la chasse traduit en justice

Depuis ce lundi 28 septembre 2015, le procès de Theodro Bronkhorst est en cours. L’organisateur de la tristement célèbre chasse au lion baptisé Cecil est poursuivi pour n’avoir « pas empêché une chasse illégale ».

Le lion Cecil était un lion d’Afrique connu des scientifiques et des touristes. Né en 2002, ce lion ayant vécu sa vie au Zimbabwe est mort le 1er juillet 2015, abattu par Walter Palmer, un dentiste américain du Minnesota, amateur de chasse sportive au grand gibier. Ce dernier aurait payé 55.000 dollars (soit 50.000 euros) à Theodro Bronkhorst pour obtenir un permis de chasse et ainsi participer à la traque du lion Cecil pendant 40 heures.

« Je lui ai vendu une chasse qui était légale »

Initialement prévu pour débuter le 5 août 2015, le procès de Theodro Bronkhorst a finalement démarré près de deux mois plus tard. L’avocat de ce dernier aurait même tenté d’annuler la procédure en cours, et avait déclaré que lors de la première audience du 28 septembre, il demanderait à la cour du tribunal d’Hwange « que ce dossier ne donne pas lieu à un procès. », ajoutant que « Les éléments du dossier ne justifient pas un procès. » Il indiquait également que son client pensait que cette chasse n’était pas illégale. En réponse, le procureur Namatirai Ngwasha a indiqué : « Du côté du ministère public, il n’y avait aucune modification dans le dossier. Nous sommes prêts pour un procès lundi. » Il semble également que le propriétaire du terrain sur lequel le lion Cecil a été braconné ne disposait pas de quotas autorisant une telle chasse.

Walter Palmer, le riche chasseur de trophées américain a été menacé de mort sur les réseaux sociaux par des défenseurs des animaux outrés par cette affaire. S’étant tout d’abord muré dans un silence durant deux mois, le dentiste serait finalement réapparu dans son cabinet au début du mois de septembre. Ce dernier se serait excusé publiquement de la mort du lion Cecil, tout en rejetant la faute sur l’organisateur de la chasse Theodro Bronkhorst qui lui aurait caché la vérité.

Le Zimbabwe a demandé fin juillet l’extradition de Walter Palmer, requête encore aujourd’hui restée sans réponse de la part des États-Unis. Il serait aujourd’hui en liberté provisoire après s’être acquitté d’une caution de 1000 dollars, soit 890 euros. Depuis l’affaire du lion Cecil, Walter Palmer a été mis en cause dans une autre affaire, cette fois concernant un trafic illégal d’antilopes.

Sources : Sciences et Avenir20 minutesMetronewsLe Nouvel Observateur

  • Illustration : Walter Palmer et un chasseur non identifié, le lion n’est pas Cecil. Via Facebook