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Nasa : voici la carte de l’impact humain sur la Terre

Quatre paramètres sont évalués chaque année par la NASA dans le but d’élaborer l’Indice d’Influence Humaine (IIH). Quelles traces laissons-nous sur notre planète? Quelles sont les zones encore peu impactées par la présence de l’Homme?

L’Indice d’Influence Humaine (IIH) mesure l’influence de l’être humain sur les écosystèmes terrestres, et se découpe en quatre paramètres :

— Les habitations humaines : les densités de population.

— Les voies de communication : routes, chemins de fer, cours d’eau navigables, côtes maritimes.

— La transformation de l’espace : usage, recouvrement urbain, aménagement.

— Les infrastructures électriques : lumières nocturnes.

Voici toute une série de cartes sur lesquelles des zones apparaissent en vert, rouge et blanc. Les zones en vert sont les régions les plus préservées ou peu explorées et exploitées, donc anthropisées, tandis que les zones en rouge sont les régions les plus impactées par la présence humaine. Enfin, les régions en blanc sont impactées plus modérément.

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En Europe, les territoires sont grandement morcelés, avec une majeure partie de zones en rouge et blanc. Il est facile de reconnaitre les grandes aires urbaines avec la capitale française Paris, Londres et le trio Liverpool-Manchester-Leeds (Royaume-Uni), ou encore la Randstadt hollandaise à laquelle il est possible d’y ajouter Bruxelles (Belgique). Les littoraux européens, surtout à l’ouest, sont très anthropisés, à la fois sur le pourtour méditerranéen que sur la façade atlantique. Les zones les plus préservées (en vert) sont incarnées par l’Islande et une grande partie des territoires scandinaves (Suède, Norvège et Finlande).

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En Afrique, le Sahara est peu impacté, et la couleur verte couvre également une grande partie des pays tels que la Guinée Équatoriale, le Gabon, le Congo-Brazzaville, et la Centrafrique. Plus au sud, le Botswana, la Zambie, la Namibie et l’ouest de l’Afrique du Sud sont également assez préservés. Les zones les plus touchées par l’homme se situent sur le littoral magrébin du Maroc jusqu’en Tunisie, ainsi qu’autour du delta du Nil en Égypte. Toute l’Afrique de l’Ouest ainsi que l’Éthiopie et l’Érythrée à l’est sont très impactées tout comme les zones autour du lac Victoria.

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En Amérique du Nord, le Mexique est semble être fortement anthropisé, un phénomène qui s’estompe au fur et à mesure que l’on s’approche de la frontière avec les États-Unis. Le clivage dans ce dernier pays est frappant puisque les États-Unis sont coupés en deux sur une ligne imaginaire nord-sud allant de Houston (Texas) à l’état du Nord-Dakota, frontalier du Canada. À l’est de cette ligne, l’Homme impacte fortement l’espace, tandis qu’à l’ouest (montagnes Rocheuses), beaucoup moins, sauf sur le littoral pacifique, avec des régions en rouge, telles que la Californie (Los Angeles et autres grandes villes), l’Oregon (Portland) et l’état de Washington (Seattle). Le Canada est en grande majorité préservé de l’impact humain (Groenland inclus), sauf au Québec et dans certaines zones contenant une grande ville, telles que Toronto ou Vancouver. Les Caraïbes sont quant à elles, très impactées (Cuba, Jamaïque, Porto Rico, Rep. Dominicaine).

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En Amérique du Sud, c’est simple, l’Amazonie et ses zones limitrophes proches sont encore assez préservées (ou pas encore détruites), malgré un morcèlement bien marqué par son exploitation, tout comme la Patagonie, au sud (Chili et Argentine). Les zones les plus modifiées par l’homme sont le littoral brésilien (Rio de Janeiro, São Paulo) jusqu’à l’intérieur des terres, à la limite de l’Amazonie, mais également au nord-nord-ouest avec des pays comme la Colombie, le Venezuela, l’Équateur et le Pérou.

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En Océanie et Asie du Sud-est, l’Australie est la zone la moins touchée, sauf au sud-sud-est avec des localités sur les littoraux comme Adélaïde, Melbourne, Sydney et Brisbane, ou au sud-ouest avec la région de Perth. Pour la Nouvelle-Zélande, les zones où se trouvent les villes de Wellington et Auckland sont très anthropisées. Plus au nord se trouvent l’île de Papouasie (séparée en l’Indonésie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée), le coté indonésien étant le moins impacté. Ce pays est par contre très anthropisé sur ses autres territoires, incarnés par les îles de Java (Jakarta), mais aussi Sumatra, Makassar ou encore Bali. L’île de Bornéo, partagée entre l’Indonésie et la Malaisie, est très anthropisée sur son littoral, mais encore assez épargnée vers l’intérieur des terres. La Malaisie, sur l’île où se trouve la capitale Kuala Lumpur, ainsi que la totalité des Philippines, sont très impactées.

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Enfin, au Moyen-Orient et en Asie, les situations sont très diverses. Les zones les plus impactées par l’homme se trouvent au Japon, dans le nord-est de la Chine et en Inde, ce dernier pays pratiquement entièrement recouvert de rouge sur la carte. La Turquie, la Russie occidentale (Moscou), la Thaïlande et le Vietnam sont également très touchés. Les zones épargnées sont incarnées par la Sibérie, l’ouest et le nord de la Chine, la Mongolie, la région à l’est de la Mer Caspienne (Turkménistan, Ouzbékistan), le centre de l’Arabie Saoudite ainsi que le sud de la Péninsule Arabique (Oman, Yémen).

Sources : KonbiniConsoglobeMelchior