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Selon un sondage, 57 % des gens veulent mourir riches !

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Un récent sondage réalisé aux États-Unis laisse penser qu’à peine plus d’un ménage sur dix pense dépenser tous ses actifs après avoir pris sa retraite. À l’inverse, près des deux tiers désireraient continuer d’épargner ou puiser dans leurs économies avec une grande prudence.

La peur de manquer d’argent, mais pas seulement

Selon la logique du modèle économique actuel, les ménages tentent de maintenir leur niveau de consommation tout au long de leur vie. Ainsi, après la retraite, ils puisent dans l’épargne obtenue durant leur vie active afin de continuer à consommer de la même manière. Et pourtant, de nombreux ménages ne procèdent pas ainsi, comme l’observait en France une étude de l’Insee datant de 2008.

Dans un article du 25 mars 2021, Bloomberg relayait un sondage effectué aux États-Unis. Selon les résultats, seulement 14,1 % des personnes sont prêts à dépenser leur épargne après la retraite. Au contraire, 57 % des citoyens affirment vouloir tenter d’augmenter leur épargne, l’entamer avec parcimonie ou encore la laisser intacte.

Cela peut s’expliquer notamment par la nécessité d’anticiper les coûts imprévus ou encore par peur de manquer d’argent. Par ailleurs, certains n’éprouvent tout simplement pas le besoin de dépenser.

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France et États-Unis, même combat

En France, le Conseil d’orientation des retraites (COR) observe également cette tendance. Or, à la différence des États-Unis, le système de retraite de notre pays est bien plus intéressant. Le COR évoque entre autres une “épargne de précaution” en réponse à l’augmentation des charges relatives à la santé et à la perte d’autonomie, ce genre de risque augmentant avec l’âge et étant difficilement assurable. Ceci peut donc justifier la volonté de poursuivre l’accumulation de patrimoine. Évoquons là encore la propension des retraités à réduire leur consommation. Effectivement, ces personnes changent moins souvent de logement et dépensent moins en habillement, en restaurants et autres sorties coûteuses.

Par ailleurs, le sondage réalisé aux États-Unis a révélé une réponse plutôt inattendue. 31 % des sondés ont affirmé qu’épargner les aidait à se sentir mieux. En temps normal, et toujours selon la théorie économique actuelle, c’est plutôt le fait de dépenser qui aide à se sentir mieux comme l’ont déjà démontré plusieurs travaux en psychologie. En réalité, la sensation de perdre de l’argent reste désagréable, et ce, même si celui-ci n’ aurait été d’aucune utilité.