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Victoire ! Sea World va mettre fin à son élevage d’orques en captivité

Le groupe Sea World vient d’annoncer qu’il allait mettre un terme à son programme de reproduction d’orques en captivité. Bientôt la fin du calvaire pour ces animaux doués d’une intelligence remarquable.

Quarante ans après avoir mis un terme à la capture d’êtres sensibles en milieu naturel, la décision sonne comme une victoire importante pour les associations de défense des animaux, qui dénoncent depuis des années la détention de ces mammifères incroyablement conscients et intelligents pour en faire des bêtes de foire. Un coup fatal porté par l’obtention il y a quelques semaines de la loi interdisant en Californie la reproduction animalière dans les delphinariums, qui pousse aujourd’hui le groupe américain à cesser toutes inséminations artificielles dans ses 12 domaines situés un peu partout aux États-Unis. Terminé l’élevage des orques.

En attendant, la génération d’orques actuelle continuera de « divertir » les visiteurs des différents parcs, jusqu’à l’extinction totale des mammifères. En effet, dans une tribune parue dans le Los Angeles Times, le président et PDG de Sea World , Joel Manby, a expliqué que les orques actuellement à Sea World seraient les derniers : « Les orques de Sea World resteront dans nos parcs pour le reste de leur vie. Ils vont continuer à recevoir les meilleurs soins, basés sur les derniers progrès en matière de médecine vétérinaire marine, de science et de zoologie. »

Malgré tout, certains groupes de défense des droits des animaux martèlent que les mammifères en captivité devraient regagner leur liberté, à l’instar de PETA. Interrogée par la BBC, l’organisation de défense des animaux explique que Sea World devrait relâcher toutes les orques dans des enclos ou des sanctuaires marins pour que ces mammifères puissent expérimenter « un comportement naturel qui leur est interdit » dans les parcs. Sea World, en revanche, qui possède à l’heure actuelle 29 orques, n’envisage pas cette possibilité. La majorité de ses animaux, âgés de 1 à 51 ans (dont une femelle attendant un petit), n’ayant jamais connu la vie sauvage.

Robert Pittman / NOAA
Robert Pittman / NOAA

Par ailleurs, l’enseigne a également précisé que ses épaulards ne seraient plus soumis à des numéros de divertissement, considérés comme dangereux pour la santé de ces mammifères marins. L’intention première étant aujourd’hui de sensibiliser le grand public à la conservation de ces animaux. « Ce changement va commencer dans le parc de San Diego l’année prochaine, suivie par San Antonio et Orlando en 2019 », précise notamment le communiqué.

Notons également que Sea World annonce un large partenariat avec la société protectrice des animaux The Humane Society of the United States (HSUS) pour protéger les océans et ses hôtes. 50 millions de dollars seront ainsi dépensés au cours des cinq prochaines années pour le sauvetage des animaux marins (en particulier pour défendre la fin de la chasse commerciale des baleines et des phoques).

Sources : Sea World, BBC, S & A