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Voici le classement 2016 de la liberté de la presse dans le monde

Ce mercredi 20 avril, l’association Reporters Sans Frontières (RSF) a publié son nouveau classement mondial de la liberté de la presse. La France continue sa dégringolade et perd à nouveau sept places pour se retrouver 45ème, sur 180 pays.

Globalement, l’édition 2016 du Classement mondial de la liberté de la presse, que Reporters sans frontières (RSF) a publiée le 20 avril 2016, met en évidence une dégradation profonde et préoccupante de la liberté de la presse dans le monde. Pour rappel, le classement de RSF est établi « selon le critère du degré de liberté dont jouissent les journalistes« , évalué d’après un questionnaire de 87 questions posées aux professionnels, juristes et sociologues, « sur une appréciation du pluralisme, de l’indépendance des médias, de la qualité du cadre légal et de la sécurité des journalistes dans ces pays« .

Les raisons du recul de la liberté de la presse sont nombreuses : dérive liberticide des gouvernements, comme en Turquie (151ème) ou en Egypte, prise de contrôle des médias publics, y compris en Europe, en Pologne par exemple, situations sécuritaires de plus en plus tendues, en Libye et au Burundi, voire même catastrophiques, comme au Yémen (170ème). En bas du classement, comme l’an dernier, la Syrie stagne à la 177e place sur 180, derrière la Chine (176e) et devant le Turkménistan (178e), la Corée du Nord (179e) et l’Erythrée (180e).

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Parmi les embellies, Reporters Sans Frontières salue le bond en avant réalisé par la Tunisie, qui gagne 30 places pour se trouver dans le top 100, à la 96ème place. En tête du classement, on retrouve les pays nordiques, avec la Finlande (1er), les Pays-Bas, la Norvège et le Danemark. Malgré cela, RSF constate un affaiblissement du modèle européen.

C’est le cas en France, qui a confirmé la dégradation de sa note de l’année dernière et chute de sept places, pour dégringoler à la 45ème place. Une chute qui s’explique par plusieurs facteurs, comme les multiples lois présentées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, élargissant les possibilités d’écoutes ou fragilisant la liberté d’expression, en particulier sur Internet, ou encore la concentration d’une multitude de médias entre les mains de quelques personnalités. « Une poignée d’hommes d’affaires ayant des intérêts extérieurs au champ des médias finissent par posséder la grande majorité des médias privés à vocation nationale » commente Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

Source : rsf