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Une pollution éphémère pour sensibiliser aux dégâts causés par les déchets plastiques

Afin de sensibiliser les consommateurs sur les dégâts de la pollution massive et sur la situation alarmante dans laquelle se trouvent nos océans, l’artiste Alejandro Durán a créé le projet photo « Washed Up : Transforming a Trashed Landscape », pour lequel il a pollué de manière éphémère un lieu symbolique de notre planète.

Chaque année, ce sont plus de 8 millions de tonnes de plastique qui sont déversées dans nos océans, une situation qui s’aggrave puisque les prévisions pour 2015 annoncent 9,1 millions de tonnes. Un bilan dévastateur quand on sait qu’aujourd’hui, environ 88 % de la surface des océans est polluée de micro-fragments de plastique.

Les causes peuvent être différentes (absence de recyclage, négligence, modes de production), mais les conséquences sont les mêmes pour les déchets plastiques qui finissent leur route dans les océans, avec les effets dévastateurs sur la faune et la flore qu’ils provoquent. Pour mettre en lumière ces faits, sensibiliser la population et provoquer en elle une réaction, l’artiste Alejandro Duran a créé un projet photo intitulé « Washed Up : Transforming a Trashed Landscape ».

Pour ce projet, il a collecté des déchets provenant de 50 pays différents qu’il a ensuite déposés volontairement dans un endroit symbolique de notre planète, l’une des plus grandes réserves naturelles du Mexique, Sian Ka’ an. Ce site est classé patrimoine mondial de l’UNESCO, abrite 20 sites archéologiques précolombiens ainsi que la seconde plus grande barrière de corail au monde.

S’il a choisi ce site, c’est parce que malgré sa classification et ses caractéristiques exceptionnelles, ses côtes sont aussi envahies par les déchets plastiques que les courants se chargent de déposer. Pour réaliser un contraste entre le cadre magnifique de l’endroit et la réalité d’une situation critique, il y a déversé ses déchets.

« Parfois, je dispose les objets de la même manière que les vagues le feraient. D’autres fois, le plastique prend la forme d’algues, de racines, de rivières ou de fruits, reflétant l’infiltration des matières plastiques dans le milieu naturel », raconte-t-il. « Plus encore que créer un paysage surréaliste ou fantastique, ces installations éphémères reflètent la réalité de la conjoncture actuelle. La série de photos qui en résulte dépeint une nouvelle forme de colonisation par le consumérisme où même les endroits non aménagés par l’homme ne sont pas à l’abri de notre culture du jetable ».

Les déchets ont bien évidemment été évacués par Alejandro Duran une fois les photographies du projet réalisées.

 

Sources : Alejandro Duran (site pour retrouver les images réalisées sur ce projet), mrmondialisation

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