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La loi pour interdire la destruction des invendus vestimentaires en France sera bien votée en 2019

Crédits : Public Domain Pictures

Il y a plusieurs mois a eu lieu le départ du projet de loi visant à interdit aux marques de vêtements de détruire leurs invendus. Cette loi ayant malheureusement subi quelques changements sera finalement bien votée en fin d’année 2019.

Le projet de loi

Depuis avril 2018, le gouvernement français planche sur un projet de loi qui a été lancé en fin d’année. Il est question de contraindre les marques de vêtements à ne plus jeter ou détruire leurs invendus. Ce même projet de loi traitant d’économie circulaire – et trouvant à son origine Emmaüs – prévoit également d’obliger les marques (producteurs, importateurs et distributeurs) à établir davantage de liens avec les associations caritatives.

En février 2019, le magazine Novethic annonçait que cette loi allait bien être votée en fin d’année 2019, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Il faut savoir que le projet de loi initial prévoyait de contraindre les acteurs du textile à “réemployer, réutiliser ou recycler leurs invendus” sous peine d’une amende de 450 euros pour chaque article jeté ou détruit.

Or, l’Alliance du commerce – une fédération regroupant plusieurs grandes marques – a indiqué que cette mention ne figurait plus dans le texte qui sera voté. Il est à la place question d’une sanction administrative qui serait encore floue. Selon cette fédération, la mesure serait d’ailleurs “symbolique”, car “les marques sont déjà en phase avec l’exigence de la loi”. Il s’agirait alors d’obliger les “derniers récalcitrants de mettre fin à ces pratiques”. Rendez-vous fin 2019 pour savoir le fin mot de l’histoire et connaître la réelle portée de cette loi.

Gaspillage et pratiques révoltantes

Comme mentionné plus haut, l’association Emmaüs a fait pression pour l’élaboration de cette loi en France. Or, divers scandales émanant des marques de vêtements (fast fashion et luxe) ont été à l’origine d’une indignation populaire grandissante. Or, le point de départ de cette affaire dans notre pays date sans doute de février 2018. En effet, une habitante de Rouen avait partagé sur les réseaux sociaux les images d’invendus d’un magasin Celio lacérés à coups de cutter.

Crédits : 76actu sur Twitter

En 2017, l’enseigne de luxe britannique Burberry aurait détruit l’an dernier plus de 30 millions d’euros de vêtements et cosmétiques. Cependant, un des premiers grands scandales du genre concerne l’enseigne H&M qui était suspectée en 2013 de brûler pas moins de douze tonnes de vêtements invendus chaque année selon des journalistes danois.

Sources : NovethicConsoglobe

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