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Après le lion Cécil, le plus grand éléphant d’Afrique vient d’être tué pour 53 000€

Mais que se passe-t-il au Zimbabwe? Après la mort du lion Cecil il y a trois mois, le plus grand éléphant d’Afrique vient d’être braconné. Dans ce pays, payer pour tuer des espèces animales protégées semble être un véritable sport!

La mort du lion Cecil a provoqué un véritable scandale sur Internet, alors que vient d’être faite l’annonce de l’abandon des poursuites de son bourreau. Quelques jours après cette nouvelle, le plus grand éléphant d’Afrique (âgé de 50 ans) tombe à son tour sous les balles d’un chasseur allemand, ce dernier ayant posé fièrement à côté de sa victime ce 8 octobre 2015. S’emparer de la vie de l’éléphant a constitué une traque de 21 jours pour une somme de 53.000 euros.

Selon le Daily Mail, l’homme serait venu au Zimbabwe pour effectuer ce que l’on appelle le « big five » : tuer un éléphant, un léopard, un lion, un buffle, et un rhinocéros. Son terrain de jeu ? Le parc national de Gonarezhou, où il est pourtant interdit de chasser.

L’éléphant tué était le plus grand d’Afrique recensé depuis les années 1940. Chacune de ses défenses faisait un poids de 60 kg. Vivant jusque là dans le parc Kruger, il aurait été déplacé juste avant de perdre la vie, visiblement dans ce but, dans le parc Gonarezhou.

Le souci, c’est que la chasse aux éléphants rapporte au Zimbabwe près de 14 millions de dollars chaque année tandis que sur le continent africain, 62 % des éléphants ont disparu durant la dernière décennie : il n’en resterait plus que 500.000. Selon certains scientifiques, les éléphants pourraient complètement disparaitre durant la décennie en cours.

Au-delà de la mise en péril des éléphants, un problème d’impunité concernant les étrangers fortunés crée la polémique en Afrique :

« Le plus décevant est que si un Zimbabwéen qui tue un animal, pour nourrir sa famille, est condamné de 5 à 15 ans de prison. Mais quand un riche chasseur étranger arrive pour abattre un animal, il peut le faire. Quel genre de message passe-t-on à la population? » indique Johnny Rodriguez, président du groupe de conservation du Zimbabwe.

Sources : Paris MatchLe Parisien