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Les bruits ruraux bientôt protégés par la constitution ?

Crédits : elilena / iStock

Vous connaissez les bruits ruraux ? Les aboiements, les chants des coqs, les moteurs des tracteurs ou encore les carillons de l’église en font notamment partie. Tout ce qui compose l’essence même de la campagne pourrait bien entrer au patrimoine national ! En tout cas, c’est le combat qu’entend bien mener un maire de Gironde.

Une hausse des plaintes à l’encontre des bruits ruraux

Ces dernières années, le nombre de plaintes à l’encontre des bruits ruraux n’a cessé d’augmenter. Il y a deux ans, des habitants d’Assaillir dans le Bas-Rhin avaient déposé plainte parce qu’ils considéraient que le clocher du village faisait trop de bruit. En ce début d’année 2019, ce n’est pas moins d’une quinzaine d’habitants de Colmar qui ont décidé de faire appel à un avocat pour faire taire les carillons de l’église qui les empêcheraient de dormir le dimanche matin.

Si seulement il n’y avait que les carillons, mais certaines plaintes ont été à l’encontre des cloches des vaches, des aboiements de chiens, des moteurs de tracteurs, etc. Or, tous ces bruits sont obligatoires ! Il faut bien que les agriculteurs travaillent et pour cela ils ont besoin d’animaux et de tracteurs, ce n’est pas facultatif.

cloches eglise bruits ruraux
Crédits : Capri23auto / Pixabay

Une demande des plus osée

« Que le chant du coq, l’aboiement familier du chien, la cloche de l’église, le meuglement des vaches, le braiment de l’âne et le pépiement des oiseaux soient proclamés patrimoine national. »

C’est en soutien à tous ces agriculteurs que le maire de Gajac, en Gironde, a fait cette demande. Le tout dans une lettre ouverte aux parlementaires. Dans plusieurs déclarations, il n’hésitait pas à critiquer l’égocentrisme de certains « urbains » qui ne cherchent pas à s’adapter dans les communes rurales : « Si vous allez habiter à la ville et qu’il y a un feu rouge devant chez vous, vous le prenez. Pourquoi ce ne serait pas pareil à la campagne ? Pourquoi certains refusent-ils de s’adapter ? Le monde ne tourne pas autour de nos petites personnes. Il faut savoir accepter les contraintes de nos villes, mais aussi de nos campagnes ». Une chose est certaine, c’est qu’il n’y va pas de main morte pour marquer les esprits.

Les bruits ruraux au patrimoine national : pour quoi faire ?

Si Bruno Dionis du Séjour demande l’intégration des bruits ruraux au patrimoine immatériel national, c’est pour éviter que cela se reproduise et que les procès s’accumulent. D’ailleurs, sa cause est déjà soutenue par de nombreuses personnes. Yves d’Amécourt s’est par exemple exprimé sur Twitter pour témoigner son soutien :

Twitter bruits ruraux
Crédits : Yves d’Amécourt / Twitter

Nous attendons maintenant une réponse de la part des parlementaires, mais sachez que Pierre Morel-A-L’Huissier, député de Lozère, a déclaré au Figaro vouloir « déposer une proposition de loi en ce sens sous forme de résolution d’ici à une dizaine de jours ».


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